04/12/2012 04:18:08
Menaces de la CPI : ce qui fait peur aux avocats de Ouattara (selon Jeune Afrique)
L’information est donnée par l’hebdomadaire Jeune Afrique, au détour d’un dossier de huit pages mi-admiratif mi-désapprobateur consacré à Simone Gbagbo, une «femme puissante» en qui «il y a du Winnie Mandela», un «roc» qui aurait «contribué à précipiter la chute du régime».  Lors de la formation de son dernier gouvernement, Alassane Ouattara a tenté de donner des gages à Guillaume Soro...
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Jean-Pierre Mignard, l’un des avocats du régime Ouattara

L’information est donnée par l’hebdomadaire Jeune Afrique, au détour d’un dossier de huit pages mi-admiratif mi-désapprobateur consacré à Simone Gbagbo, une «femme puissante» en qui «il y a du Winnie Mandela», un «roc» qui aurait «contribué à précipiter la chute du régime».  Lors de la formation de son dernier gouvernement, Alassane Ouattara a tenté de donner des gages à Guillaume Soro. «En confiant les clés de la Justice à Gnénéma Coulibaly, un ancien des Forces nouvelles (FN), Alassane Ouattara a visiblement voulu rassurer Soro», indique l’hebdo. Qui fait tout de même remarquer que « la position du pouvoir d’Abidjan est difficile à tenir». «S’il n’exécute pas le mandat, il devra contester sa recevabilité.

L’avocat principal de Laurent Gbagbo, le Français Emmanuel Altit, n’attend que cela pour invoquer l’irrecevabilité du mandat contre son client et dénoncer le «deux poids deux mesures». Pour sortir de ce casse-tête, les avocats de l’Etat ivoirien, Mes Jean-Paul Benoît et Jean-Pierre Mignard, sont sollicités. Ils ont tenu une réunion à Paris le 26 novembre, multiplié les contacts et rédigé des notes destinées au président Ouattara et au ministre de la Justice», écrit Jeune Afrique. Qui pense savoir que dans un premier temps, «les autorités ivoiriennes cherchent à gagner du temps». Le temps de voir la requête en irrecevabilité déposée auprès de la Chambre d’appel par Me Altit rejetée et de voir l’audience de confirmation des charges commencée pour s’assurer que «le cas Gbagbo» est verrouillé avant de «saboter» le reste de la procédure ? Peut-être. Le temps de «prendre par surprise» Soro et ses hommes, ou au moins quelques-uns d’entre eux ? Peut-être aussi. En tout cas, à La Haye, on grogne. «Alassane Ouattara nous a demandé d’enquêter sur les crimes postélectoraux. (…) Ce n’est pas une justice à la carte dans laquelle on pioche ce qui nous arrange (…).»

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