03/11/2009 21:33:58
L'Afrique reprend les négociations Barcelone sur le climat
BARCELONE - L'Afrique a mis fin mardi soir à son boycott des entretiens de Barcelone, dernière réunion sur le climat avant le sommet de Copenhague, pour presser les pays riches d'adopter des objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre plus ambitieux pour 2020.
L'Express.fr
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L'Afrique a mis fin mardi soir à son boycottage des entretiens de Barcelone, dernière réunion sur le climat avant le sommet de Copenhague pour presser les pays riches d'adopter des objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre plus ambitieux pour 2020. (Reuters/Beawiharta)
L'Afrique a mis fin mardi soir à son boycottage des entretiens de Barcelone, dernière réunion
sur le climat avant le sommet de Copenhague pour presser les pays riches d'adopter des objectifs
de réduction des émissions de gaz à effet de serre plus ambitieux pour 2020. (Reuters/Beawiharta)

"Nous avons été en mesure de parvenir à une solution", a dit sans autre précision aux délégués John Ashe, qui dirige le groupe chargé de présider les débats.

Des réunions portant sur le dispositif qui est censé prendre la suite du protocole de Kyoto, l'un des deux dossiers devant faire l'objet d'un nouvel accord sur le climat, le mois prochain au Danemark, avaient été annulées mardi du fait de ce mouvement de protestation.

L'Afrique avait décidé de bouder ces réunions en estimant que les pays industrialisés ne prenaient pas les discussions assez au sérieux, ni avec un sentiment d'urgence suffisant.

Le protocole de Kyoto fait obligation à tous les pays industrialisés, hormis les Etats-Unis, de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre (GES) à l'horizon 2012. Pour les pays en développement, la conclusion d'un nouvel accord à Copenhague dépend de réductions beaucoup plus importantes que celles qu'envisagent les Etats développés d'ici à 2020.

"En Afrique, des gens souffrent maintenant, des gens meurent maintenant, alors que les pays développés ne sont pas disposés à formuler (...) des réductions ambitieuses", avait déploré dans la journée Kemal Djemouai, président du groupe africain.

Les pays africains avaient dit qu'ils ne retourneraient aux pourparlers que si les Etats riches acceptaient d'envisager des réductions de GES beaucoup plus fortes comme base d'un nouvel accord à la conférence prévue à Copenhague du 7 au 18 décembre.

Les négociations en cours à Barcelone constituent la dernière réunion internationale sur le climat avant Copenhague.

ACCORD-CADRE POSSIBLE À COPENHAGUE ?

Des entretiens menés parallèlement sur les engagements de tous les pays - Etats-Unis compris - pour la lutte contre le réchauffement climatique, s'étaient poursuivis normalement dans la journée dans la capitale catalane.

Jusqu'ici, les pays développés ont proposé de réduire d'entre 11 et 15% par rapport à 1990 leurs émissions de GES d'ici à 2020. De nombreux pays émergents et en développement souhaitent, eux, que les plus riches réduisent leurs GES de 40%.

Les Etats africains accusent les pays riches de ne pas combattre à une échelle appropriée le changement climatique qui menace d'infliger les famines et les pénuries les plus dures aux pays pauvres en provoquant inondations, sécheresses, vagues de chaleur et montée du niveau des mers.

"Nous demandons (des réductions plus fortes) parce que nous sommes sous la pression du changement climatique", a fait valoir la Kényane Grace Akumu.

Artur Runge-Metzger, délégué principal de la Commission européenne, a dit que l'UE comprenait jusqu'à un certain point la colère africaine. Mais il a noté que l'on pouvait aborder à Barcelone d'autres questions concernant les futurs chantiers du protocole de Kyoto, par exemple le rôle des forêts en matière d'absorption de carbone ou le défrichement des terres.

Tous les pays en développement ont réaffirmé que les Etats riches tentent de "tuer Kyoto" en le diluant dans un accord mondial plus général. Ils y voient une tentative pour forcer les pays pauvres à fournir de plus grands efforts.

A Washington, où il s'apprêtait à rencontrer le président Barack Obama, le président de la Commission européenne, José Barroso, a déclaré aux journalistes que l'on ne parviendrait pas à un traité international en bonne et due forme à Copenhague, mais qu'un accord-cadre demeurait possible.

A Londres, où il s'est entretenu avec le Premier ministre britannique Gordon Brown, le secrétaire général de l'Onu, Ban Ki Moon, a jugé possible un accord important à Copenhague mais en reconnaissant qu'il ne fournirait pas tous les détails voulus quant à la suite à donner au protocole de Kyoto.

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