12/05/2009 19:24:11
Centrafrique: Abel Goumba est mort
Le leader nationaliste et combattant pour l'indépendance de la Centrafrique s'est éteint le 11 mai, à l'âge de 83 ans.
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Abel Goumba, ancien Premier ministre centrafricain est mort le 11 mai 2009..Abel Goumba était un peu le Mandela centrafricain. Ancien compagnon de route du père de l'indépendance Barthélémy Boganda, le professeur Abel Goumba est l'un des fondateurs de la République centrafricaine.

Cet ancien agrégé de médecine s'oppose ensuite à tous les régimes, de Jean-Bedel Bokassa à Ange-Félix Patassé, en passant par le général Kolingba et son éternel rival David Dacko. Pour ses convictions, pour son combat en faveur du multipartisme et de la démocratie, il a connu l'exil et a même fait plusieurs séjours en prison.
 
Le coup d'Etat du 15 mars 2003 marque un tournant. Abel Goumba abandonne alors son image d'« éternel opposant » et accepte de diriger le gouvernement de réconciliation nationale, apportant ainsi sa caution morale au président autoproclamé François Bozizé.

« Monsieur mains propres »

Confronté aux réalités du pouvoir dans un pays exsangue, ravagé par une décennie de crises politico-militaires, « Monsieur mains propres » échoue : Il ne parvient pas à payer les fonctionnaires et à lutter contre les détournements.

Limogé assez brutalement en décembre 2003, il avait été immédiatement nommé au poste honorifique de vice-président, avant de devenir médiateur de la République. Son image s'est alors ternie sans s'assombrir totalement. Ce matin, le vieux lion est mort. La Centrafrique est en deuil

Abel Nguéndé Goumba (né le 18 septembre 1926, à Grimari, préfecture de la Ouaka) est un homme politique centrafricain, ancien premier ministre à deux reprises et ancien vice-président de la République centrafricaine du 12 décembre 2003 à la mi-mars 2005.

Il commence sa carrière politique pendant la colonisation française, accédant au poste de vice-président du conseil entre 1957 et 1958 avant de devenir président du conseil, puis premier ministre en 1959 après la mort accidentelle de Barthélemy Boganda. À la veille de l'indépendance, il perd de son influence au profit de David Dacko. Goumba part en exil en France en 1960, lors de l'indépendance du pays.

Il revint en RCA au début des années 80 pour continuer sa carrière politique. Il se présenta à cinq reprises à l'élection présidentielle, et réalisa son meilleur score pendant celle de 1993 lors de laquelle il obtint plus de 20% des voix au premier tour. Il fut battu au second tour par Ange-Félix Patassé. Goumba s'opposa périodiquement au président Ange-Félix Patassé sans jamais parvenir à regrouper l'opposition sous son nom.

Goumba est nommé premier ministre le 23 mars 2003, après le coup d'État du 15 mars du général François Bozizé qui évince Patassé. Le 12 décembre 2003, il accède à la fonction de vice-président nommé par le président Bozizé. Il est remplacé par Célestin Gaombalet au poste de premier ministre.

Abel Goumba était candidat à l'élection présidentielle du 13 mars 2005 et n'y reçoit que 2,5% des voix. Peu après le premier tour, le président Bozizé démet Goumba de la vice-présidence et abolit cette fonction lors de la fondation de la VIe République.Le 12 mars 2006, Abel Goumba a cédé la tête de son parti, le Front patriotique pour le progrès (FPP), à son fils Alexandre (49 ans), directeur des opérations à la Commercial Bank de Centrafrique (CBCA), qui a été élu par acclamation des militants à la présidence du comité central du parti, au terme d'une assemblée générale extraordinaire.Abel Goumba est docteur en médecine, agrégé de médecine de santé publique.

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