05/05/2010 12:33:39
Séminaire CAF-FIFA sur le système de licences d'entraneurs de la CAF au Caire
Cafonline.com
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a Confédération Africaine de Football  en partenariat avec la FIFA organise du 3 au 7 Mai au Caire un séminaire sur le système de licences d’entraîneurs de la CAF. Dans son mot de bienvenue le Secrétaire Général Adjoint de la CAF, Hicham El Amrani a remercié la FIFA de se joindre à la CAF dans l’organisation de cet important événement  , tout en rappelant que ce soutien traduit les objectifs communs qui sont,  entre autres, de relever le niveau des entraîneurs sur le continent africain. De son côté le Directeur technique de la FIFA, Jean-Michel Bénézet,  a déclaré que c’est un grand jour  pour l’Afrique après plusieurs années de gros efforts déployés dans ce domaine et, aujourd’hui, les instructeurs élites de la CAF se retrouvent  pour  être  préparer académiquement  pour l’octroi de la licence B sur le continent africain. Ces instructeurs auront par la suite la possibilité d’enseigner le système de  licences au niveau national.
 
Par ailleurs, le mois dernier  le Directeur technique de la FIFA, Jean-Michel Bénézet , s’était déjà rendu au siège de la CAF au pour participer au symposium sur l’analyse de la dernière Coupe d’Afrique des Nations Orange  qui s’est tenue en Angola.  Au cours de son passage,  M. Bénézet a accorde une interview a Cafonline.com.
« Rendre le football africain plus attractif, plus professionnel »
 
Cafonline.com : Quelles réflexions vous inspirent les trois jours d’échanges au siège de la CAF au Caire entre les sélectionneurs nationaux et directeurs techniques des équipes nationales africaines ?
Jean-Michel Bénézet : « L’idée d’inviter des entraîneurs et des directeurs techniques est une bonne chose parce que ce que sont deux métiers différents. L’entraîneur national travaille à court terme, prépare la Can 2010 et la Coupe du monde 2010 et puis peut-être la Can 2012. Alors que le directeur technique travaille à long terme et prépare la Coupe du monde dans dix ans et il est là pour assurer la relève.
Mais pour assurer la relève, il faut savoir dans quelle direction on travaille. Et on allie cela avec la mise en place du système d’entraîneur. Quand vous enseignez le football, il faut savoir ce qui se passe au haut niveau. Le triptyque qui relie les entraîneurs nationaux qui connaissent les problèmes des équipes dans une compétition récente, les directeurs techniques en charge du développement, troisièmement  partir  de l’analyse de cette compétition pour voir dans quelle direction on doit travailler, c’est vraiment le meilleur chemin que nous pouvons prendre et je tiens à féliciter la Caf et le capitaine Shatta, Directeur du développent de la caf, pour cette initiative. Maintenant il faut la renforcer en la transformant en une rencontre annuelle ».
 Cafonline.com : Vous avez écouté les exposés des uns et des autres avec des expériences singulières comme celle de l’Egypte qui règne sur la Can avec un entraîneur local et des joueurs locaux ? Comment cet exemple peut-il être transposé en Afrique subsaharienne ?
 
Jean-Michel Bénézet : « L’exemple de l’Egypte est l’exemple à suivre à moyen et à long terme, à savoir que l’ossature de la sélection soit constituée de joueurs locaux.  Dans ces conditions le coach doit être effectivement un local puisqu’il connaît le tissu local,  la langue, il possède même le dialecte, connaît les mentalités. Si l’Egypte a cette réussite c’est parce qu’elle a un championnat de qualité. Qu’on le veuille ou non c’est un championnat professionnel avec des grands clubs comme Al Ahly, Zamalek, Ismaïlia. Les joueurs jouent devant un grand public, sur de bons stades et gagnent bien leur vie. Ils n’ont pas envie d’aller voir ailleurs.
Le prochain challenge c’est de monter dans les différents pays des compétitions qui ont effectivement une valeur qui incite les spectateurs à remplir les stades.  Que les joueurs, au lieu de rêver à  18 ans d’aller gagner un peu d’argent en Europe pour finalement ne pas  en gagner, puissent commencer à gagner leur vie en étant professionnels dans leurs propres pays. Si on arrive à mettre en place de vrais championnats nationaux, obligatoirement le niveau du football national va s’élever et obligatoirement vous aurez de plus en plus de joueurs locaux au sein de la sélection. Ensuite, que les meilleurs, la crème de la crème, aillent vers un «football supérieur» c’est logique. Même en Europe les Français, les Belges, les Suisses, partent vers l’Angleterre l’Espagne ou l’Italie. Donc, il existe toujours un pays plus attractif que le vôtre et vers lequel les gros talents s’en vont. Mais la majorité des joueurs doit rester dans le pays et, pour l’obtenir, il faut leur offrir une compétition nationale de qualité.

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