07/09/2010 02:53:03
Gyan : "J'essaie d'oublier ce penalty"
FIFA
TEXTE  TAILLE
Augmenter la taille
Diminuer la taille

L'année 2010 a été riche en événements pour Asamoah Gyan. Après avoir atteint la finale de la dernière Coupe d'Afrique des Nations de la CAF avec le Ghana, battu par l'Égypte lors de l'ultime revue, l'attaquant de 24 ans a occupé le devant de la scène médiatique pendant la Coupe du Monde de la FIFA. En raison de ses brillantes performances bien sûr, mais également à cause de son penalty manqué à la dernière seconde du quart de finale contre l'Uruguay. Un échec synonyme d'élimination pour les Black Stars qui, dans le cas contraire, seraient devenus les premiers Africains à atteindre le dernier carré de l'épreuve suprême du football mondial.

Ce loupé lourd de conséquences n'a cependant pas occulté les prouesses de Gyan en Afrique du Sud. Le Ghanéen a suscité beaucoup d'intérêt lors du mercato estival. En définitive, il a décidé de quitter Rennes à destination de Sunderland, en Premier League. Peu de temps après avoir signé chez les Black Cats, il retrouve les Black Stars à l'occasion de l'entrée en matière des vice-champions d'Afrique contre le Swaziland dans les qualifications pour la prochaine CAN. L'attaquant issu de l'Accra Academy n'a pas marqué. Il a néanmoins été l'un des meilleurs joueurs de la rencontre.

FIFA.com a rencontré Gyan pour analyser le parcours du Ghana en Afrique du Sud, revenir sur ce penalty manqué et évoquer les ambitions et la nouvelle vie du joueur à Sunderland.

Asamoah, félicitations pour votre transfert à Sunderland. Avez-vous pensé jouer un jour en Angleterre ?
Pour beaucoup de footballeurs, jouer en Angleterre est un rêve. Je suis de ceux-là et je peux dire que je suis heureux d'être ici. Le défi qui m'attend cette saison est immense. Ça ne va pas être facile, j'en suis parfaitement conscient. Cela dit, j'ai l'intention de travailler encore plus dur qu'avant pour atteindre mes objectifs. D'abord, je dois m'adapter aux conditions. Juste après la signature du contrat, j'ai dû aller en Afrique pour disputer ce match préliminaire pour la CAN contre le Swaziland. Ce changement d'environnement est très motivant.

La dernière Coupe du Monde a-t-elle fait du bien à votre image ?
Il est certain que le Ghana a très bien joué en Afrique du Sud. Nous avons tout donné. Je pense que les gens l'ont remarqué. Nous avons surpris tous ceux - et ils étaient nombreux ! - qui doutaient de nous avant la Coupe du Monde. Dommage que notre aventure se soit terminée de cette manière. Nous sommes fiers de notre parcours, mais il restera toujours la frustration de savoir que nous sommes passés tout près de l'exploit. On ne pourra rien y changer. Il est évident que les internationaux ghanéens ont été remarqués. C'est valable pour moi, mais aussi pour pas mal de partenaires en équipe nationale. Personnellement, je pense avoir réussi un bon tournoi en Afrique du Sud.

Racontez-nous ce penalty, en quart de finale contre l'Uruguay. Qu'est-ce qui vous est passé par la tête ?
Décidément, je n'échapperai jamais à cette question ! C'est compréhensible. Honnêtement, j'aimerais pouvoir oublier ce penalty. Il faut se souvenir qu'avant ce match, j'avais réussi quasiment toutes mes tentatives. J'avais confiance en moi, mais ça n'est pas passé. C'est un moment difficile à décrire. Quand le ballon a touché la barre, j'ai ressenti quelque chose d'étrange à l'intérieur. J'ai tout de suite pensé à la terrible déception qui allait envahir des millions de personnes. Mais c'est le propre du football. Depuis, je n'ai pas pris le temps d'analyser la situation en détail. Tout ce que je peux vous dire, c'est que j'avais très mal. Mes coéquipiers et l'encadrement technique m'ont énormément soutenu. Ce n'est pas facile de relever la tête après une telle expérience.

Quels enseignements le Ghana a-t-il tirés de cette Coupe du Monde de la FIFA ?
Nous avons beaucoup appris. Nous avons progressé, c'est certain. Cette équipe reste très jeune. Il ne faut pas oublier que la plupart des joueurs ont disputé la Coupe du Monde U-20 l'année dernière. Cela dit, nous avons une grosse marge de progression. En finale de la CAN 2010 contre l'Égypte, en Angola, nous avons été malchanceux. L'une des grandes leçons que je tire de cette Coupe du Monde est qu'avec suffisamment de détermination et de motivation, les Africains peuvent être aussi compétitifs que n'importe qui d'autre. Je retiens aussi l'atmosphère fantastique qui a régné pendant le tournoi en Afrique du Sud.

Parlons de votre avenir. Quels sont vos objectifs personnels ?
D'abord, je veux gagner des trophées avec le Ghana et avec mon nouveau club. Pour s'épanouir, il faut évoluer avec des équipes performantes. Je ne veux pas me précipiter. Mon objectif est de progresser, de gagner en maturité et de faire preuve de la plus grande constance possible. C'est très important.

Publicité

comments powered by Disqus
Publicité
Autres actualités

PUBLICITE