06/07/2009 12:37:15
Douala : Les karatékas du Littoral perturbent le championnat national
Samedi, la Fédération les a admis à participer après qu'ils aient déclenché un mouvement d'humer et menacé d'interrompre la compétition.
Arnaud Ntchapda
Le Jour
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L'on s'attendait quelque peu à un nouveau duel entre adversaires au sein de la Fécakada. Surtout depuis qu'un communiqué de la fédération camerounaise de karaté et disciplines affinitaires a fait savoir que "seuls les clubs affiliés à la Fécakada seront habilités à participer" au championnat national prévu le 04 juillet 2009 à Douala. Le clash redouté a fini par avoir lieu. Le jour-J, au dojo de la gare ferroviaire de Bessengué, les athlètes des clubs non autorisés à concourir sont arrivés et ont donné de la voix.

Dès 10 heures, alors que les compétitions se déroulent déjà, ils envahissent la table des officiels. Avec à leur tête Emmanuel Loulouga, le capitaine du Douala Université Karaté Club. Ses coéquipiers et lui entourent la table. Tous exigent d'être enregistrés. On passe de peu à côté de l'affrontement physique. "Nous revendiquons la participation au championnat national de karaté. Il ne peut pas se dérouler sans nous. La guerre qui a commencé la dernière fois à Yaoundé en Coupe du Cameroun continue aujourd'hui à Douala. Les clubs ont été qualifiés au tournoi régional du Littoral. On nous dit que la ligue régionale n'a pas de clubs affiliés à la Fédération. Ce que nous, athlètes, ne comprenons pas", se plaint Emmanuel Loulouga.

Les officiels soutiennent que les athlètes du Littoral sont exclus parce que leurs clubs ne se sont pas affiliés auprès de la Fédération. Après avoir tenu tête un moment à ses opposants, Emmanuel Wakam, le président de la Fédération camerounaise de karaté et disciplines affinitaires, fait dire par un officiel que "tous les athlètes seront enregistrés." La tension baisse. Les esprits se calment. Les athlètes du Littoral peuvent rejoindre le tatami.

Mais Manfred Mingollè, le président de la ligue de karaté du Littoral, attend de voir pour croire. "Est-ce qu'ils sont déjà admis? C'est lorsqu'ils vont commencer à passer sur le tatami qu'on va voir. A Yaoundé, c'est ce qu'ils ont fait. Ils ont dit "oui, on vous enregistre, vous allez passer" et c'est fini comme cela. Ils n'ont pas fait passer les athlètes sur le tatami", rapporte-t-il. La suite des événements ne lui donnera pas entièrement raison. Ses athlètes combattent, mais se font tous éliminer l'un après l'autre. Ils sont écartés après s'être battus contre les 118 autres athlètes représentant 29 clubs venus de sept régions du Cameroun.

Au bout du compte, seuls les représentants du Nord, de l'Extrême-Nord et du Sud-Ouest n'ont pas été vus à Douala. Le tournoi du week-end écoulé a consacré Sylvie Ambani chez les dames et révélé Pierre Moni Dikongué aux yeux du public venu nombreux à la gare de Bessengué. 

Arnaud Ntchapda

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