21/03/2011 03:48:26
Javier Clemente contre l'intégration de Assou-Ekotto et Matip ?
Selon des sources dignes de foi tant à la fécafoot qu’au Minsep et même dans l’entourage des Lions Indomptables, l’entraîneur-sélectionneur de ces derniers, l’Espagnol Javier Lazaro Clemente, aurait très mal pris l’immixtion du politique dans son travail...
Le Messager
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Selon des sources dignes de foi tant à la fécafoot qu’au Minsep et même dans l’entourage des Lions Indomptables, l’entraîneur-sélectionneur de ces derniers, l’Espagnol Javier Lazaro Clemente, aurait très mal pris l’immixtion du politique dans son travail.

Il s’offusquerait du fait que les principaux dirigeants du football camerounais aient, après avoir reçu des instructions de la présidence de la République du Cameroun, demandé qu’il intègre dans sa liste des joueurs qu’il n’avait pas convoqués. Ces sources révèlent que Javier Lazaro Clemente aurait, face à la pression de ses employeurs, demandé à ces derniers de lui faire une note écrite exigeant l’intégration de Benoît Assou-Ekotto et Joël Matip (photo).

Cette exigence de Javier Lazaro Clemente n’aurait pas été acceptée par les dirigeants du football camerounais. Ceux-ci pensent que le technicien espagnol leur tend là un piège au cas où… Car, dans le contrat qu’il a signé avec la Fécafoot pour prendre les rênes de l’encadrement technique des Lions Indomptables, il est précisé qu’il est le seul responsable de la sélection des joueurs et qu’aucune immixtion du politique n’est permise dans son domaine de compétence. Le type de note écrite qu’il demanderait pour intégrer Benoît Assou-Ekotto et Joël Matip lui donnerait de la matière au cas où il démissionne.

Ladite note pourrait être, pour lui, une preuve que ses employeurs n’ont pas toujours respecté les clauses du contrat. Par ailleurs, au cas où Assou-Ekotto et Matip rejoignent la tanière et que les Lions Indomptables ne fassent pas un bon résultat, cette note écrite pourrait le couvrir, l’amener à démontrer qu’il n’avait pas les mains libres.

Ce n’est pas la première fois que la présidence de la République du Cameroun et autres politiques camerounais s’immiscent dans la sélection des joueurs en équipe nationale de football. On se souvient du Mondiale italien de 1990 où Albert Roger Milla n’avait eu sa sélection que grâce à une intervention expresse du chef de l’Etat. Et, de la World Cup (coupe du monde) 1994 aux Etats-Unis d’Amérique où Victor Ndip ANkem et Louis Paul Mfédé avaient été rappelés en sélection nationale sur décision des politiques après une marche de protestation menée par quelques personnes dans les rues de Yaoundé.

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