21/06/2011 00:43:30
Ncrologie: Njitap enterre son pre sous surveillance policire
A Bafoussam comme à Batoufam, les différentes phases des obsèques de Samuel Fotso se sont déroulées en présence des gendarmes et policiers. Le show de Samuel Eto’o.
Le Messager
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A Bafoussam comme à Batoufam, les différentes phases des obsèques de Samuel Fotso se sont déroulées en présence des gendarmes et policiers.

L’appel à l’apaisement lancé par le Fo’o Innocent Nayang Toukam, chef supérieur Batoufam, à l’endroit des enfants de Samuel Fotso décédé le 25 mai dernier à Yaoundé, n’a pas été suivi. Ce qui fait que des éléments de l’équipe spéciale d’intervention rapide (Esir) de la délégation régionale de la sûreté nationale à l’Ouest ont été mobilisées pour dissuader toute tentative de perturbation de l’ordre public aux obsèques de Samuel Fotso, ancien footballeur et ancien commis du ministère des Finances, mais plus connu comme père du footballeur international Gérémi Sorel Njitap. Plusieurs éléments de la gendarmerie étaient aussi mobilisés au lieu des cérémonies à l’Ecole catholique de Mbé à Batoufam. Plus de peur que de mal, les différentes parties en conflit n’en sont pas arrivées aux mains et autres actes de vandalisme. Reste que durant toutes les séquences des obsèques l’ambiance est restée lourde entre les différents clans de la famille Fotso.

Les clivages formés autour de Gérémi Sorel Njitap Fotso, fils du défunt et footballeur international et son frère consanguin, Ferric Fotso, promoteur d’une agence de voyage à Bafoussam, se sont amplifiés. C’est ainsi que le jeudi 16 juin dernier, les deux camps ont organisé des veillées mortuaires parallèles. L’une au domicile du défunt au quartier Famla à Bafoussam et l’autre à celui de M. Ferric Fotso au quartier Kamkop à Bafoussam. Le lendemain, la moutarde est montée dans les deux camps. Le départ de la dépouille pour le village Batoufam, initialement prévue à 10 heures s’est faite vers 17 heures 30 à cause des tensions. Le groupe de Kamkop exigeait le passage des restes de Samuel Fotso dans leur lieu de deuil. La fin de non recevoir opposé par Gérémi Sorel Njitap, protégé par un gendarme et une milice de 19 gros bras, a fini par prévaloir.

Le show de Samuel Eto’o

Le cortège funèbre ayant pris la route de Batoufam, les environs du domicile familial de Gérémi Sorel Njitap à Akwa à Bafoussam, sont restés mouvementés. Surtout qu’au petit matin du samedi 18 juin, après une escale au lieu de la veillée à Batoufam, Samuel Eto’o,  capitaine des Lions indomptables, est arrivé dans la ville de Bafoussam. Des témoins rapportent que face aux conducteurs de mototaxi en service de nuit, le « goleador » a affiché son amour pour la région de l’Ouest, en se déchaussant pour fouler pied nu le sol. Des billets claquants ont été distribués aux badauds qui couraient après le champion. Autour de 11 heures, au moment du départ du sociétaire de l’Inter de Milan pour le lieu des obsèques à Batoufam, le public a assiégé son hôtel. Il a fallu un important déploiement des forces de l’ordre pour permettre au goleador de sortir de la ville. Deux autres internationaux sont venus apporter leur soutien à Gérémi Sorel Njitap. Il s’agit de Carlos Kameni et d’Aurélien Chedjou.

Plusieurs autres dignitaires aux rangs desquels sept chefs traditionnels de la région, étaient à Batoufam pour rendre hommage à Samuel Fotso, non seulement du fait de la célébrité de ses fils, mais aussi grâce à ses prouesses de chef de la communauté batoufam de Bafoussam, d’ancien footballeur de renommé, successivement dans les rangs de Aigle de Nkongsamba, Racing de Bafoussam, Union de Douala et de Diamant de Yaoundé. Une assistance saluée par Guillène Fotso, l’une des filles du défunt. Né vers 1941 à Batoufam, le défunt portait le titre traditionnel de «Soup Nankap». Des attributs qui devraient revenir à son héritier principal.

Guy Modeste DZUDIE

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