12/09/2011 16:20:13
Scandale: Le Cameroun assche ses athltes au Mozambique
Alors que les athlètes des autres délégations se la coulent douce, se pavanant et déambulant dans les artères de la ville de Maputo, à la découverte des merveilles du Armando Emilio Guebuza, la délégation camerounaise, asphyxiée financièrement, reste toujours sans vie sur le site du village des Jeux à Zimpeto.
TEXTE  TAILLE
Augmenter la taille
Diminuer la taille

Alors que les athlètes des autres délégations se la coulent douce, se pavanant et déambulant dans les artères de la ville de Maputo, à la découverte des merveilles du Armando Emilio Guebuza, président de la République du Mozambique, la délégation camerounaise, asphyxiée financièrement,  reste toujours sans vie sur le site du village des Jeux à Zimpeto.

Pendant combien de temps tiendront-ils encore le coup? L’âme en peine, la mine patibulaire, le regard absent, sinon buriné par des promesses jusque  là non tenues,  les responsables ayant la charge de conduire les troupes camerounaises aux jeux africains de Maputo 2011, sont dans des sales draps. Si Appolinaire Abena Ekobena, inspecteur général au Minsep et représentant du ministre des Sports et de l’Education physique, Michel Zoah, reste effacé et fuyant, ce n’est pas le cas des deux chefs de missions du Minsep et du Cnosc, qui l’accompagnent.

Le premier, Alphonse Essama et son adjoint, Blaise Mayam, se sont transformés en négociateurs. Prêchant par beaucoup d’humilité et usant de toutes sortes d’astuces, de stratégies et de conciliations, à longueur de journée, ils multiplient des réunions avec les athlètes et les équipes d’encadrement, dans le seul objectif de ne pas voir leurs compatriotes, crier leur colère, face à l’ingratitude d’un pays, dont les dirigeants, contre toute attente, ont choisi, toute honte bue, d’affamer et d’abandonner leur jeunesse, en terre étrangère.

Après toutes les péripéties, ayant crée toutes sortes de controverse, et d’ imbroglio les dirigeants camerounais et les autorités des finances publiques, tardent toujours à mettre un terme au supplice de leurs compatriotes en souffrance au Mozambique. La mort dans l’âme Alphonse Essama et Blaise Mayam dont les oreilles sont toujours attentives aux informations venant de Yaoundé, ont tellement tiré sur la corde du dialogue, et continuent de lancer des appels au patriotisme au point ou, ils commencent par manquer des mots pour s’adresser à une jeunesse placide. Une situation qui embarrasse. Depuis que je fais des compétitions avec les sportifs camerounais, rarement nous avons vu des  athlètes aussi coopératifs, accessibles et compréhensifs, s’étonne un haut cadre de la délégation officielle. Sa surprise se justifie du fait que, comme par enchantement et par effet d’entraînement, les athlètes camerounais, malgré leur misère ont décidé de céder à la tentation. Sur le plan de la gastronomie par exemple les camerounais sont prisonniers des repas froids et fades.

Encore un scandale des primes impayées

Les athlètes camerounais sont coutumiers du non payement des primes qui leur sont dues. Mais de là  à importer cette habitude ubuesque il y a de quoi s’indigner. C’est hier, dimanche, une partie des équipements est arrivée à Maputo alors qu’un  grand nombre des athlètes ont competi en haillons.

 
Menaces: Des risques d’implosion dans la tanière des athlètes

Ceux qui tirent les marrons du feu, sont conscients des effets que cela peut produire. Ceux qui le font savent que, ils jouent avec le feu.  Plusieurs dates et rendez-vous ont été indiqués par la délégation officielle, mais aucune de tenue. Une certaine opinion, bien introduite a la présidence de la République a laissé croire que, le Cameroun ne pourrait mieux faire qu’à Alger 2007. Or, rendu à mi-parcours de la compétition, les choses semblent avoir une allure différente. En empochant trois médaille d’or , dont une  par l’équipe feminine camerounaise de volleyball,  et les deux autres par les pugilistes. Joseph Mulema et Thomas Essomba, le Cameroun, vient de battre deux records dans ces disciplines, en comparaison avec le rendez-vous de Alger 2007.
Tordre le cou aux effets d’entrainement

Après la médaille en argent remportée par les lionnes du volleyball, suivie de la fabuleuse aventure l’équipe des volleyeurs, qui dans sa version masculine, a gagné le précieux métal doré, c’était autour des pugilistes camerounais de poursuivre dans la même lancée. Après de chaudes empoignades contre un algérien et un nigerian en finale de boxe, Joseph Mulema et Thomas Essomba deux des fiertés du Cameroun, en ce moment ont fait sensation à Maputo. Les deux pugilistes se sont approppriés les deux médaille d’or dans les categories de 49kg et 69kg, respectivement. Dans un contexte de sérénité cette victoire, si les primes arrivaient aurait pu galvaniser et gofler à bloc le moral des autres. Le Cameroun, au regard de ses énormes potentialités en judo, athlétisme et tennis de table, peut encore bercer l’espoir pour d’autres médailles. Au niveau des autres sports collectifs  comme, le football masculin et feminin, le hand-ball et les sports pour personnes handicapées, les carottes ne sont pas totalement cuites.

En football les Lions Espoirs sont venus à bout de leurs homologues du Sénégal (1-0). Après cette victoire, l’équipe du Cameroun occupera la première place du groupe B devant le Sénégal et l’Ouganda.
Souley ONOHIOLO Envoyé special à Maputo
 
Entretien. Thomas Essomba

Je voudrais rééditer un si bel exploit à une finale de coupe du monde
 
La dernière et unique médaille d’or du Cameroun aux jeux africains, décrochée par un pugiliste camerounais, Joseph Bessala, pour ne pas le nommer, remonte à 1965. 46 ans après, deux Camerounais, Essomba Thomas et Joseph Muléma, viennent de réaliser un grand exploit en remportant deux médailles d’or. Le plus jeune médaillée d’or parmi les deux, donner ses impressions.
 
Vos impressions sur cette victoire qui vous a permis de remporter la médaille d’or ici dans la capitale mozambicaine.
Je suis émue par cette victoire qui représente une fierté pour mon pays, ma famille et mes amis. Maputo vient de me porter la chance. Je suis content d’entendre l’hymne national de mon pays retentir. Lorsque je pense que cela est fait en mon honneur, j’en suis fier.

De bout en bout, vous avez dominé votre adversaire. Existe-t-il une stratégie particulière que vous avez utilisée pour parvenir  à cette brillante victoire.
Sur les rings, il n’y a pas de combattant, et adversaire qui soit faible. Nous avons entendu le public crier au ko, mais il faut savoir que la boxe ne se reduit pas au ko. Le plus important est de boxer, de dominer son vis-à-vis et arriver à gagner. Pour parvenir  à la victoire, il me fallait utiliser beaucoup de technique, de tact et de ruse. Mon expérience et le bon coaching sont autant des strategies ayant permis ma victoire.

Votre adversaire vous a-t-il causé beaucoup d’ennuis et quel est votre sentiment  après cette victoire.
Dès le debut du combat, je me sentais rassuré et conscient de pouvoir gagner. Je savais que, en restant technique, tactique et bien concentré, je devais prendre le dessus sur mon adversaire. A la fin du premier round, je le menais de quatre points. Connaissant ses capacités et les miennes, je le savais incapable de me rattrapper aux points. Arrivé au troisième round, je savais que la victoire est dans la poche. Il ne me restait plus que de surveiller ma garde et mes appuis, pour éviter une fausse note. Après  avoir atteint un tel niveau, le plus dur reste à venir. Je me fixe les ambitions de monter davantage en puissance. Cette victoire est une suite logique des efforts que je déploie tous les jours. Elle consacre surtout la promesse et une forme d’engagement que je devais atteindre, en faisant le deplacement de Maputo. La médaille d’or que je gagne de haute lutte, vient en rajouter aux nombreuses, en argent et en bronze qui figurent dans ma besace. Je voudrais affirmer que c’est pour la première fois que je remporte l’or.

Avez-vous des ambitions aprés cette victoire.
Des ambitions, on en a toujours. La saison se poursuit. Bientôt, je devrais me tenir prêt pour aller rechercher une qualification en coupe du monde. Pour cela, il me faut multiplier des stages. Je demande à mes parents, au Dieu Tout Puissant de me donner suffisamment de forces et d’énergies pour aller le plus loin possible.  Participer aux compétitions de haut niveau comme les championnats mondiaux, la coupe du monde, est mon plus grand souhait. J’ai une envie de me mesurer aux adversaires plus coriaces et redoutables, tant au niveau africain que mondial.

Souley ONOHIOLO Envoyé special à Maputo


comments powered by Disqus
Publicité
Autres actualités

PUBLICITE