12/10/2011 18:06:29
Clemente, dgage !
Le sort du sélectionneur de l’équipe nationale du Cameroun est scellé. Des tractations pour sa succession ont commencé.
Le Jour
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Javier Clemente a peut-être dirigé son dernier match officiel avec les Lions Indomptables, hier à Malabo. Le sort du sélectionneur de l’équipe nationale de football du Cameroun est scellé depuis le 4 juin dernier, lorsqu’il a concédé un nul à domicile contre le Sénégal.

Une contreperformance qui avait quasiment consacré l’élimination du Cameroun à la Can 2012 au Gabon et en Guinée équatoriale. Quelques irréductibles continuaient à y croire. Mais ces faux espoirs se sont évanouis tout seuls au terme de ces qualifications.
 
L’histoire retiendra que l’Espagnol Javier Clemente est celui par qui le séisme est arrivé : une non qualification pour une phase finale de Coupe d’Afrique des Nations. Il faut remonter à 1994, soit 17 ans en arrière, pour retrouver pareille élimination. Cette année-là,  l’Afrique du football se retrouvait en Tunisie.
 
Javier Clemente a donc échoué. Sur toute la ligne. Lorsqu’il débarque au Cameroun en août 2010, sa mission est de reconstruire une équipe nationale qui sort d’une Coupe du Monde catastrophique, mais surtout de qualifier le Cameroun pour la Can 2012. Il n’a rien réussi de toutes ces missions. Celle qui paraissait la plus simple était la qualification pour la Can, dans une poule pas du tout relevée, avec une modeste équipe de l’Île Maurice, une jeune équipe du Congo constituée de joueurs de Tout Puissant Mazembé et une équipe sénégalaise qui se cherche encore.
 
La tâche qui s’annonçait difficile pour Clemente était celle de la reconstruction. Raison pour laquelle il lui avait été demandé de résider au Cameroun, question de prospecter dans le championnat national pour détecter d’éventuels talents. Jamais l’entraîneur de l’équipe nationale du Cameroun n’a résidé au Cameroun. Bafouant ainsi une clause d’un contrat, lui aussi flou : on lui demandait de résider le 1/3 de son temps au Cameroun… D’autre part, à quelques rares exceptions, il a continué avec l’effectif que lui a légué l’ancien entraîneur, Paul Le Guen.
 
Les scenarii de l’après Clemente

Javier Clemente a certes échoué, mais sa tâche ne fut pas aisée. Dès son arrivée au Cameroun, il a hérité d’une patate chaude : la crise de vestiaires née de la Coupe du Monde en Afrique du Sud. L’incapacité consommée de la Fécafoot et du ministère des Sports à gérer la crise post-Coupe du Monde a desservi cet entraîneur. Il s’est donc vu privé de quelques talents « bannis » par la Fécafoot, en complicité avec le capitaine des Lions Indomptables, Samuel Eto’o Fils. Il a été obligé, pour le début des éliminatoires, sans raison sportive valable, de se passer des joueurs de talent comme Alexandre Song, Carlos Kameni et, dans une moindre mesure, Achille Emana.
 
L’ère Clemente est quasiment terminée. Il y a du travail en vue, pour essayer de relever une équipe nationale du Cameroun qui a du talent, mais souffre d’une crise managériale aigue. Les éliminatoires de la Can 2013 vont débuter très bientôt. Il est question, pour le Cameroun, non seulement de se qualifier, mais de figurer dans le top cinq qui se qualifiera directement pour le Mondial 2014 au Brésil.
 
Les scenarii de l’après de l’après Clemente ont commencé à se dessiner, dans des rumeurs folles. Des noms circulent. Des noms qui divisent les supporters des Lions Indomptables. Ce sont des personnes qui ont déjà entraîné des équipes, sans véritablement donner de résultats spectaculaires. Au lieu du jeu de chaises musicales auquel on risque d’assister, il vaut mieux faire appel à des hommes nouveaux. Une vraie rupture s’impose. Un peu comme les Français qui, après la bérézina sud-africaine, ont fait confiance à des hommes nouveaux. Aussi bien à la Fédération que dans l’encadrement technique Et cela semble leur réussir.
 
Jean-Bruno Tagne

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