15/11/2011 01:31:10
Yaya Banana et Yannick Ndjeng sur le toit de l'Afrique
Présents dans le jeu et très entreprenants en défense comme en attaque Yaya Banana et Yannick N’djeng ont été à l’origine de plusieurs occasions de buts...
Le Messager
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Finaliste malheureux l'an dernier, face aux Congolais du Tout-Puissant Mazembé, le doyen des clubs tunisiens a remporté samedi 12 novembre, pour la deuxième fois de son histoire, l'épreuve de clubs la plus prestigieuse du continent africain. Les joueurs de Nabil Maaloul ont dominé lors de la finale retour les Marocains du Wydad Casablanca (1-0).
 
L'Espérance de Tunis a mis fin au signe indien qui la poursuivait depuis 17 ans. Les deux équipes ont entamé les débats un peu crispées par l'enjeu, le jeu se cantonnant dans le milieu de terrain, hormis quelques tentatives offensives des Tunisiens. Il a fallu un exploit technique à la 21ème minute d'Arisson Afful pour mettre fin à l'expectative. Héritant d'un centrage sur le flanc droit, l'international ghanéen effectue un contrôle presque parfait du ballon avant d'éviter un défenseur et d'un tir croisé tromper le gardien marocain qui ne pouvait que constater les dégâts. Après ce but, un geste technique qui a enflammé le stade, le jeu a gagné en intensité, les deux équipes, surtout les « sang et or » tunisiens, se créant plusieurs occasions de but. Les Widadis étaient même près d'égaliser à la 31' quand Fabrice Fondana, seul devant le gardien espérantiste Moez Ben Chérifia, a raté un but tout fait, le portier déviant in extremis le cuir du pied.

A la 47', l'arbitre ivoirien expulse le milieu du Wac, Mourad Lamsal suite à une agression sur le Camerounais de l'Espérance Yannick Djeng, alors que ce dernier n'était pas en possession du ballon. A la reprise, les Marocains jouaient leur va tout dans l'espoir de revenir au score. Malgré leur infériorité numérique, ils monopolisaient le ballon, les Tunisiens se contentant de gérer leur avantage, préférant jouer la prudence.

Mortifiée il y a un an par le sévère revers essuyé en finale de la même ligue des champions d'Afrique Orange (5-0, 1-1 face aux Congolais du TP Mazembe), l'Espérance Sportive de Tunis a donc pris une revanche sur le sort. Avant de remporter haut la main la couronne continentale la plus prisée qui lui assure une prime de 1,5 million de dollars et une première participation en coupe du monde des clubs, le mois prochain au Japon. Depuis 1994 et son succès devant un autre club d'Afrique du Nord, le Zamalek (0-0 au Caire, 3-1 à El Menzah), le club sang et or n'avait plus goûté au succès dans la C1 que ce soit dans son ancienne formule, ou dans son nouveau format. Et ce n'était que justice s'il avait fini par y goûter à force de patience et de persévérance après trois essais infructueux : en 1999 face aux Marocains du Raja, en 2000 contre les Ghanéens d’ Hearts of Oak et en 2010 devant les Congolais du TP Mazembe.

Les puristes attendaient sans doute un peu plus de la finale retour, d'un niveau très moyen, et du vainqueur lequel parut contracté et marqué par la terrible pression que faisaient souffler les 55 mille spectateurs présents dans l'enceinte de Radès. Cette victoire tunisienne est également le fruit des efforts des deux camerounais évoluant dans l’Espérance de Tunis. Présents dans le jeu et très entreprenants en défense comme en attaque Yaya Banana et Yannick N’djeng ont été à l’origine de plusieurs occasions de buts. Notamment à la 78e et à la 93ème minute quand tour à tour Yannick N'djeng et Wajdi Bouazzi perdent leur duel face au jeune portier marocain. L'Espérance succède ainsi au palmarès aux Congolais du TP Mazembe, son tombeur l'an dernier, et rejoint l'Etoile Sportive du Sahel, jusque-là seul vainqueur tunisien de l'épreuve dans sa nouvelle version (en 2007).

C.T


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