04/12/2011 06:26:50
L'entre jeu: Secret d'Etat
Le mal est plus que profond. Il importe d’appliquer une thérapie de choc pour le guérir. La crédibilité et la valeur du football camerounais en dépendent. C’est le moins qu’on puisse dire.
Le Messager
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La temps de l’Avent-et nous y sommes en plein – c’est celui qui précède la venue du Messie et qui aboutit à la fête de la Nativité célébrée le 25 décembre. Depuis… 2011 ans. D’aucuns pourraient, non sans raison, poser la question de savoir, ou du moins chercher à comprendre qu’est ce que cette histoire vient chercher ici. Mais si ; il y a aujourd’hui comme des accointances certaines entre la Nativité et la coupe du Cameroun de football. A la seule grosse différence peut-être que la coupe du Cameroun relève désormais du secret d’Etat. On attend sans jamais savoir le jour que cette coupe va arriver. Plus explicitement, une information dont la divulgation nuirait aux intérêts de la nation (dixit Le Petit Larousse).

En réalité, la coupe du Cameroun ou tout au moins la finale de cette coupe, est devenue un véritable serpent de mer, et désormais une épreuve – passez – moi l’expression – de pratiquement redoutable pour les équipes qui postulent pour elle.

Cotonsport de Garoua et Unisport du Haut-Nkam ont, bon an mal an, fini par rallier Yaoundé sur la base, non d’une certitude formelle que la finale va se tenir ce dimanche 4 décembre, mais de simples supputations qui laisseraient supposer que quelque chose de ce genre pourrait advenir d’un moment à l’autre ; au vu du remue ménage autour du stade Ahmadou Ahidjo ; au vu des mouvements gymniques auxquels sont astreints ces jours les apprenants de l’Injs et les jeunes élèves du secondaires. Même avec la vague d’agitation observée, l’on se risquerait à parier que la finale c’est pour demain dimanche. Extraordinaire. Une situation on ne peut plus ambiguë qui montre les strictes limites du mode de gestion à la fédération camerounaise de football.

La crise, la grave crise à laquelle est actuellement confrontée la Fécafoot est un pan visuel de ce manageriat. Elle  (la crise) devrait permettre, au cas où l’instance faîtière y survivrait, à l’éclosion d’une Fécafoot nouvelle, c’est-à-dire débarrassée de toutes ses pesanteurs  et autres dérèglements qui, malheureusement, la caractérisent en ce moment. Comment expliquer par exemple ce fait de la finale de la coupe de football féminin ? Disputée il y a de cela quatre mois environ, le 13 août 2011 précisément, les finalistes n’ont toujours pas perçu leurs primes de la Fécafoot. Le vainqueur et le vaincu devraient recevoir une prime globale de sept cent-cinquante mille francs (750 000 Fcfa), soit cinq cents mille francs (500 000) pour le vainqueur et deux cent cinquante mille francs (250 000) pour le vaincu.

Cette prime selon nos sources, n’a pas jusqu’ici été attribuée à l’une et à l’autre des deux finalistes. Au contraire les responsables de Franrelisseck qui, las d’attendre se sont résolus à la réclamer, se sont laissés dire par la Fécafoot qu’ils doivent formuler une demande en bonne et due forme pour cet effet ; pour ce qui revient de droit à leur équipe. Une hérésie dont seuls peuvent être capables des gens sans scrupule et dont les manœuvres (cf tournoi de Marrakech) ont porté un sacré coup à la belle renommée du football camerounais. Sept cent cinquante mille francs (750 000Fcfa) comme prime de finale, que la Fécafoot n’a pas trouvé la nécessité de remettre quatre mois plus tard.

Sacrés messieurs de la Fécafoot ! « Qu’est-ce qui peut encore surprendre de la part de ces vautours de la Fécafoot ? Ils sont dans leur élément », a argué un féru du ballon rond, ajoutant : « cet argent (750 000 Fcfa, ndlr) représente-t-il même les petits  frais de mission pour quelques jours » ?

Le mal est plus que profond. Il importe d’appliquer une thérapie de choc pour le guérir. La crédibilité et la valeur du football camerounais en dépendent. C’est le moins qu’on puisse dire.

Germain Koumyo Ekwe

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