15/12/2011 03:01:36
Marrakechgate. Vers une sanction Samuel de Eto'o Fils ?
Après concertation des membres de la Commission d’homologation et de discipline de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot), le capitaine des Lions indomptables aurait écopé de sept matches de suspension, quatre pour le vice-capitaine Enoh Eyong et trois pour Benoît Assou Ekotto.
Le Messager
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Après concertation des membres de la Commission d’homologation et de discipline de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot), le capitaine des Lions indomptables aurait écopé de sept matches de suspension, quatre pour le vice-capitaine Enoh Eyong et trois pour Benoît Assou Ekotto. Si ces sanctions étaient maintenues, la star de l’Anzhi Makackala sera  forfait pendant toute la période des éliminatoires de la coupe d’Afrique des nations 2013.

Le temps du désamour ? Visiblement ; puisque la Fécafoot est déterminée à faire la peau à Samuel Eto’o. Cette fois, l’instance faîtière du football camerounais n’est pas allé du dos de la cuillère comme ce fût le cas le 23 juin dernier (pour faits non établis, Eto’o avait été blanchi ndlr). Le capitaine des Lions indomptables qui a osé traiter les collaborateurs d’Iya Mohammed de « malhonnêtes » quelques heures avant son audition lundi 12 décembre 2011, risque de ne plus enfiler le maillot de la sélection nationale avant au moins un an.

Nul doute que c’est devant le petit écran que l’ex pichichi est condamné à regarder toutes les rencontres comptant pour les éliminatoires de la can 2013 ainsi que les matchs amicaux que devra livrer l’équipe nationale de football du Cameroun. Même s’il est vrai que le verdict de la commission de discipline de la Fécafoot qui a auditionné et le conseil de Eyong Enoh (premier vice-capitaine) sur les raisons qui ont amené l’ensemble des joueurs à boycotter le match amical du 15 novembre 2011 contre l’Algérie reste attendu, de sources bien introduites au sein de ladite commission, « la majorité des membres de la commission que dirigeait l’ancien ministre Sali Dahirou sont catégoriques sur le fait qu’il faut infliger sept matches de suspension à Eto’o, quatre à Enoh et trois à Assou-Ekotto qui n’était pas à Marrakech, mais n’a jamais donné d’explication sur les raisons de son absence ».

Soulèvement du public

Joint au téléphone, l’un des rapporteur de cette commission ajoute que si cette décision tarde encore à être rendue publique, c’est non seulement parce que tous les membres de la commission n’accordent pas leurs violons sur les sanctions à infliger aux « accusés »,mais bien plus parce que certains estiment que vu le contexte socio-politique actuel complété par la réaction des fans de l’équipe nationale depuis le déclenchement de cette affaire, « on devrait, pour éviter l’irréparable, faire preuve de prudence en infligeant à la rigueur un blâme à Eto’o et Enoh ou encore les soumettre à des travaux d’intérêt général ». Dans la foulée, on craint de provoquer l’ire des autres joueurs qui se montreront à coup sûr solidaires de leur capitaine ; mais également celle du peuple. Le dossier, apprend-t-on, serait depuis mardi matin sur la table de Iya Mohammed, président de la Fecafoot aux fins de prononcer la sentence. 

En attendant que le verdict soit officiel et que les joueurs sanctionnés réagissent, l’homme de la rue prête le flanc aux supputations. Toutefois, le code de discipline de la sélection nationale, édité au lendemain de la déconfiture des Lions Indomptables au Mondial 2010 en Afrique du Sud, exige que « tous joueurs sélectionnés participent à tous les matches programmés par l’équipe technique sauf autorisation expresse de l’entraîneur-sélectionneur. » Sur la base de ce texte, il ne fait aucun doute que le sociétaire de l’Anzhi et son coéquipier qui évolue à l’Ajax d’Amsterdam, que l’on présente comme les meneurs de la fronde de Marrakech, pourraient écoper d’une sanction allant d’une simple mise en garde à une exclusion définitive de la sélection, en passant par un blâme, une amende ou une suspension.

Dix jours pour faire appel

Pourtant, au sortir de l’audience lundi dernier, Samuel Eto’o, rassurant, déclarait : «nous avons apporté la vérité de ce qui s’est passé à Marrakech, j’aurai l’occasion de donner cette version aux Camerounais. Pour le moment, je vous demanderai de donner la crédibilité nécessaire à cette juridiction pour qu’elle essaie de délibérer. Ceci laissera le temps aux joueurs de l’équipe nationale de voir à qui nous allons nous adresser, nous avons apporté notre version des faits et nous allons attendre. Il n’est pas respectable pour les joueurs de vous dévoiler ce qui s’est passé à l’intérieur avant que cette juridiction ne délibère. Nous avons toujours été respectueux vis-à-vis de notre pays, c’est ce que les Camerounais doivent comprendre. Nous ne jouons pas à l’équipe nationale pour de l’agent, nous jouons parce que nous aimons notre pays, vous connaissez nos carrières. Vous savez que nous courons le risque, mais ce risque nous le courrons parce que nous aimons notre pays ». Selon les dispositions de la dite commission, les trois joueurs sanctionnés auraient dix jours pour faire appel. En tout cas rien d’officiel n’a filtré au moment où nous allions sous presses. Affaire à suivre.

Christian TCHAPMI

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