21/12/2011 04:23:14
Suspension de Samuel Eto'o. Appel la rescousse... Adoum Garoua tente de calmer le jeu
C’est désormais l’affaire Eto’o-Fécafoot. Cinq jours après le verdict, la suspension du capitaine des Lions indomptables continue de faire des émules au sein de l’opinion publique. Prudent, le gouvernement par la voix du ministre des Sports et de l’Education physique (Minsep) promet une gestion sereine de cette crise.
Le Messager
TEXTE  TAILLE
Augmenter la taille
Diminuer la taille

C’est désormais l’affaire Eto’o-Fécafoot. Cinq jours après le verdict, la suspension du capitaine des Lions indomptables continue de faire des émules au sein de l’opinion publique. Prudent, le gouvernement par la voix du ministre des Sports et de l’Education physique (Minsep) promet une gestion sereine de cette crise.

« Suite aux sanctions prises à l’encontre de certains joueurs de l’équipe nationale de football, les Lions indomptables après la rencontre avortée contre l’équipe nationale de football d’Algérie, par la commission d’homologation et de discipline de la fédération camerounaise de football réunie à l’hôtel Mount Febé de Yaoundé le 12 décembre 2011, le gouvernement de la République tient à rassurer l’opinion qu’il suit de très prêt cette affaire et examine en ce moment même toutes les voies permettant une concertation entre les parties dans l’optique d’une gestion sereine et responsable de cette affaire ».

Telle est la substance du communiqué rendu public au soir du lundi 19 décembre 2011 par Adoum Garoua, ministre des Sports et de l’Education physique. Cette sortie du patron des sports qui disait déjà samedi dernier n’avoir pas été notifié par la Fécafoot est certes équilibrée dans le ton, mais démontre bien que le gouvernement a constaté avec désolation que la main lourde de la Chambre d’homologation et de discipline est bien plus qu’une simple sanction. Car 15 matchs de suspension pour Samuel Eto’o c’est carrément une retraite forcée. Craignant sans doute le soulèvement annoncé par des fans, le nouveau ministre des sports préfère alors jouer la carte de la sollicitude des pouvoirs publics face à ce sujet devenu en quelques jours une véritable patate chaude entre les mains des responsables de la Fécafoot.

Dépassionner le débat

Invité hier au journal de 13 heures à la Cameroon radio and television (Crtv), Junior Binyam, chef du département de la communication de l’instance faîtière du football camerounais précisait déjà que « M Iya a saisi en tant que plaignant et la commission s’est prononcée sur la base des causes et règlements qui existent à la fédération. Et il ne me souvient pas qu’on ait relevé une seule entorse dans la procédure et dans l’application de ces règlements. Ce n’est pas le premier cas qu’on obtient. Dans la panoplie des sanctions, il y a des blâmes, il y a des avertissements et des sanctions relatives à la suspension pour un certain nombre de matchs. On a eu Abouna Dzana suspendu pour trois matchs avec l’équipe des moins de 23 ans suite à une plainte introduite par l’entraîneur » Ceci explique-t-il, pour indiquer le caractère de justiciable que tout le monde a face à la commission d’homologation.

Et d’ajouter que « même les joueurs de la sélection nationale ont la latitude de citer devant cette commission une quelconque personne qui aurait à leur sens enfreint ledit règlement ». A en croire Junior Binyam, il s’agit donc de dépassionner le débat et de faire chorus avec l’instance juridictionnelle de la Fécafoot. D’ailleurs, « nous allons contribuer à faire que cette affaire reste une affaire purement sportive et qu’elle soit réglée dans le cadre des règles que régissent le football au Cameroun et dans le monde », promet-il.

On le voit donc, semaine après semaine, la descente aux enfers du football camerounais se poursuit. La Fécafoot qui n’a pas eu d’état d’âme vis-à-vis du quadruple ballon d’or africain vient de démontrer à quel point la rupture entre les instances et les joueurs est plus que jamais consommée.

C.T


comments powered by Disqus
Publicité
Autres actualités

PUBLICITE