04/01/2012 01:24:06
Paul Biya vole au secours du capitaine des Lions indomptables
Nouveau chamboulement dans le puzzle. De sources dignes de foi, le chef de l'Etat aurait transmis des consignes au président de la Fécafoot afin de réclamer la clémence pour Samuel Eto'o, lourdement sanctionné dans le désormais embarrassant « Marrakechgate ».
Le Messager
TEXTE  TAILLE
Augmenter la taille
Diminuer la taille

Paul Barthelemy Biya Bi Mvondo

Nouveau chamboulement dans le puzzle. De sources dignes de foi, le chef de l'Etat aurait transmis des consignes au président de la Fécafoot afin de réclamer la clémence pour Samuel Eto'o, lourdement sanctionné dans le désormais embarrassant « Marrakechgate ». Le comité exécutif de l'instance faîtière du football se réunit ce vendredi 6 janvier 2012 et devrait naturellement se plier au désidérata  présidentiel.

L’affaire de la suspension du capitaine des Lions indomptables a pratiquement quitté l’aire de jeu pour se déporter dans la rue, vers les bureaux des ministères avant d’atterrir finalement sur la table du « Nnom Ngui ». La preuve, Philémon Yang, Premier ministre chef du gouvernement, aurait reçu dans son cabinet à Yaoundé vendredi 30 décembre 2011, Iya Mohammed, le président de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot). Pour quelle raison ? A en croire nos sources, « ce tête-à-tête, qui a été très bref, avait un seul but bien précis : le chef du gouvernement a transmis à son interlocuteur des instructions de Paul Biya, lesquelles ordonnent à Iya Mohammed de tout faire pour revoir la lourde sanction infligée à Samuel Eto’o », a expliqué à nos confrères de Footafrica365.fr un collaborateur de l’occupant de l’immeuble Etoile.

On se souvient que vendredi 16 décembre 2011, la commission de discipline de la Fécafoot avait rendu son verdict dans l'affaire qui avait conduit à l’annulation du match amical du 15 novembre 2011 à Alger. L'attaquant et capitaine de la sélection nationale, Samuel Eto'o écopait d'une suspension de quinze matches et le vice-capitaine Eyong Enoh s’en tirait avec deux matches de suspension. Les juges de la Fécafoot avaient alors conclu que le capitaine de la sélection, et son vice-capitaine, avaient manqué à leurs obligations, en l'occurrence le « devoir de loyauté » et l’« obligation de participer aux matches ».Dans leur rapport, les juges fédéraux avaient alors relevé qu'aucun des arguments avancés par les joueurs pour justifier leur refus de prendre l'avion pour Alger n'était défendable.

Sollicitude du gouvernement

Bien que sonnés par ce verdict, les « condamnés » s’étaient refusés à interjeter appel. Restaient alors comme seules voies de recours, les oppositions du président de la Fécafoot ou du ministre en charge des Sports. Appelé à la rescousse, Adoum Garoua, le jeune promu au Minsep avait pondu un communiqué dans lequel il indiquait clairement la sollicitude du gouvernement camerounais dans la gestion sereine de cette affaire. « Le gouvernement de la République tient à rassurer l’opinion qu’il suit de très prêt cette affaire et examine en ce moment même toutes les voies permettant une concertation entre les parties dans l’optique d’une gestion sereine et responsable de cette affaire », laissait-il entendre. Une prise de position qui n’avait visiblement rien de rassurant.

Or, les instructions du chef de l’Etat qu’aurait reçues Iya Mohammed devrait amener ce dernier à inscrire de gré ou de force le sujet de la sanction de Samuel Eto’o et Cie à l’ordre du jour de la réunion du comité exécutif de la Fécafoot annoncée pour le vendredi 6 janvier 2012. Selon toute vraisemblance, la lourde sanction infligée à Samuel Eto’o sera allégée à défaut d’être totalement annulée. Ce d’autant plus que ce cénacle où siègent les administrateurs de l’instance, a le pouvoir de casser toute décision prise par la commission de discipline.  On ne perd donc rien à attendre.

Christian TCHAPMI

Publicité

comments powered by Disqus
Publicité
Autres actualités

PUBLICITE