29/07/2009 14:37:06
Kobudo Kendo : Les Fap vainqueurs de la Coupe du Cameroun
La compétition s’est déroulée pendant le week-end à l’esplanade des P&T de la ville de Bafoussam.
Blaise Nzupiap Nwafo
La Nouvelle Expression
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Le match

Merdieces Djiofack et Emilie Estelle Chegang sont depuis samedi dernier, 25 juillet 2009, les médaillés d’or de la coupe du Cameroun de Kobudo Kendo.

Ils ont compéti respectivement dans les catégories messieurs et dames. Le premier, vainqueur de dame coupe pour la deuxième fois consécutive, est venu à bout de son partenaire (ici on ne parle pas d’adversaire) par 2 points à 0 ; tandis que la fille remportait la partie par 1 point à 0. Au regard des enjeux et du niveau des combats, la tâche n’a pas du tout été facile pour ces deux joueurs des Forces armée et police de Yaoundé qui avaient en face d’eux d’autres combattants de poigne évoluant également dans la région du Centre. «Je suis vraiment très émue parce que malgré les entraînements subis et les efforts fournis, ça n’a pas été facile», explique Emilie Estelle Chegang qui dit avoir obtenu la médaille de bronze l’an dernier à Yaoundé. «Je me suis dis en début de compétition que si j’étais vainqueur cette fois-ci ça pouvait m’arranger. Je me suis défendue aujourd’hui et cette victoire c’est le fruit du travail», conclut-elle.

Merdieces Djiofack peut enfin se réjouir de sa prestation en coupe du Cameroun, après un faux pas en championnat. «Cette année j’ai perdu mon titre de champion du Cameroun. C’est juste le travail et les encouragements de mon président qui m’ont conduit à ce stade aujourd’hui. Il y a aussi le ministre de la défense qui nous encourage à travailler davantage dans les forces armée et police», fait remarquer Djiofack. Les vainqueurs de la journée ont reçu leurs trophées et médailles d’or des mains du délégué régional des sports et de l’éducation physique de l’Ouest. David et Marina, les malheureux finalistes ont été également récompensés. Pour sa première participation à cette compétition, Maurice Tadaha de Bamenda a remporté le trophée du fair-play. A la grande surprise des organisateurs, le public a répondu nombreux à la phase finale.

La veille, vendredi 24 juillet, les éliminatoires auxquelles prenaient part 35 kendokas venus des régions du Centre, Littoral, Ouest et Nord-Ouest ont permis d’en retenir dix pour la dernière ligne droite qui a commencé au niveau des 1/8e de finale. La particularité chez les filles c’est que, la demi-finale s’est disputée en tournoi triangulaire à cause du nombre de combattants limité, trois au total. L’équipement des kendokas était constitué, entre autre, d’une veste (sorte de kimono), d’un large pantalon, d’un masque et d’un taret pour protéger respectivement la figure et le ventre contre le sabre non tranchant (shinaï) qui est le principal outil du combat.

Les vertus

Faute de plancher, le regroupement de Bafoussam, qui visait aussi à vulgariser davantage la discipline, s’est déroulé sur un sol nu et en pleine aire. Sur le terrain de jeu, de 9mx11, l’une des dimensions admises, on pouvait voir des kendokas compétir avec des sandales ou pieds nus. Une adaptation qui n’a pas eu des influences considérables sur les bonnes performances des athlètes, à en croire les membres du comité d’organisation. Ils souhaitent toutefois obtenir un jour des planchers afin de rivaliser d’adresse avec les autres athlètes du monde. Cet art noble pratiqué au Japon par les Samouraïs (guerriers) depuis le moyen âge a été introduit au Cameroun il y a sept ans. Mais ce n’est que depuis deux ans que la fédération camerounaise de Kobudo Kendo (Fécakoken) a obtenu l’agrément pour fonctionner.

«Le public est venu nombreux et c’était notre souhait de montrer aux uns et aux autres ce que nous faisons. Ce n’est pas une secte mais un art martial comme tout le reste. Nous allons continuer sur la même lancée et voir comment redynamiser les structures au niveau de l’Ouest pour que ce soit mieux. Tout reste à parfaire mais pour le moment c’est au-dessus de la moyenne. Nous avons choisi la voie la plus difficile qui pour nous est la meilleure ; venir avec un art, le mettre en place, insister et réussir à en faire quelque chose de sérieux...», se réjouit Me Roger Feutseu, président de la Fécakoken. En plus des différentes finales, le regroupement de Bafoussam a également permis la tenue d’un stage d’arbitrage auquel prenaient part Léonard Damou, Séverin Nguefack et bien d’autres. Les vertus qui se cachent derrière le Kobudo kendo sont la maîtrise de soi (interdit de jubiler ou de se fâcher quand on marque un point), la conservation de la santé et la longévité, comme c’est le cas au Japon.

Blaise Nzupiap Nwafo

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