16/01/2012 03:27:31
Le Cameroun aime sucer la Can...
Retour dans l'histoire.
TEXTE  TAILLE
Augmenter la taille
Diminuer la taille

1974 : Seconde consécration du Zaïre

Représentant de l'Afrique en Coupe du monde 1974 en Allemagne, le Zaïre confirme alors son statut de puissance footballistique continentale en décrochant son deuxième titre lors de la Can-1974 au Caire.

1976 : Baba le salvateur

Nouveau forfait pour l’équipe du très célèbre Mbappé Léppé. Considéré par tous comme l'une des plus grandes équipes du continent, le Maroc, qui a raté sa première sortie africaine en 1972, va chasser le signe indien sur les terres éthiopiennes. Plus ou moins convaincants au 1er tour, malgré deux victoires sur le Zaïre (1-0) et le Nigeria (3-1) et un nul face au Soudan (2-2), Faras et compagnie ont dû lutter bec et ongles au second tour, disputé sous forme de championnat (calqué sur la Coupe du Monde 1974 en Allemagne), pour arracher ce trophée tant convoité.

Lors de leur dernier match contre la Guinée, une sorte de finale (le Maroc comptait 4 points contre 3 pour les Guinéens), les Lions de l'Atlas avaient besoin du seul point du nul. Mais le Syli national de Guinée était animé, lui aussi, d'une forte volonté d'inscrire son nom sur la liste des champions d'Afrique. Menés à la marque dès la 33è minute sur un but de Souleymane Cherif, les Marocains ont retenu longtemps leur souffle jusqu'au moment où le défenseur Ahmed Megrouh, alias « Baba », d'un tir foudroyant, envoie le ballon au fond des filets guinéens à deux minutes de la fin. Cette fois-ci, c'était la bonne. Les Lions de l'Atlas ont décroché leur premier titre africain après avoir totalisé cinq points et depuis lors, cette génération d'or a occupé une place de choix dans le coeur des Marocains.

1978 : nouvel exploit du Ghana

Il est dit qu'il est difficile de battre le pays hôte d'une grande compétition. En effet, les Ghanéens n'ont pas laissé passer l'occasion de jouer « at home », en 1978, pour signer une troisième victoire en Coupe d'Afrique.

Dominateurs, les « Black stars » ne vont trouver aucune difficulté pour enrayer tous leurs adversaires. Un doublé d'Afriyie (38è et 64è) leur a suffi pour battre l'Ouganda, courageux finaliste. Après un premier tour mi-figue mi-raisin (victoire sur la Guinée 2-1 et les Iles Maurice 4-1 et une défaite 1-2 devant le Congo), les « Léopards » vont sortir le grand jeu contre les Egyptiens, s'imposant par trois buts à deux (3-2).

Le Zaïre et la Zambie, n'arrivant pas à se départager lors de la première finale (2-2 après prolongations), ont dû disputer un match d'appui qui s'est soldé par la consécration des Zaïrois (2-0).

1994 : La saga des « Green Eagles »

Après leur victoire sur leur terre en 1980, les Nigérians n'ont pas réalisé un aussi bon résultat par la suite, à l'exception d'une place de finaliste à Casablanca-1988 et Alger-1990. Ils ont dû patienter jusqu'en 1994 à Tunis pour voir s'épanouir une génération qui s'est forgé un style et qui a imposé le respect à tous ses adversaires, même les plus grands. Okocha, Amokachi, Kanu, Oliseh, entre autres, vont étonner le monde par leur jeu complet avec une force africaine, une rigueur européenne et une magie brésilienne. Bénéficiant de l'encadrement perfectionné de ses joueurs au sein des plus prestigieux clubs du vieux continent, le Nigeria va signer un retour fulgurant au premier plan. Lors de leur passage par la Can-1994, les « Super Eagles » n'ont à aucun moment douté en leurs moyens.

Sans forcer leur talent, les camarades de Yekini vont atteindre la finale où ils seront opposés à une généreuse équipe zambienne, toujours sous le choc de la disparition de la majorité de ses joueurs titulaires dans le crash d'un avion, quelques mois avant son déplacement au Maghreb. Au cours de la finale, le Nigeria va étaler tout son savoir-faire malgré une grande résistance de Kalucha Bwalya et ses jeunes co-équipiers. C'est Amunike, le remplaçant de luxe, qui sera l'homme de la décision. Il inscrira les deux buts de la victoire nigériane (2-1), donnant le coup d'envoi à la saga des « Greens Eagles ».

2000 : le triplé pour le Cameroun

Dans une équipe dominée par le buteur Patrick Mboma ou encore le capitaine Rigobert Song, Samuel Eto'o jeune attaquant de 18 ans et 10 mois jouant à Majorque et formé au Real Madrid dispute aux côtés de Patrick Mboma, son premier match face à la Côte d'Ivoire profitant de l'indisponibilité de Joseph-Désiré Job habituel titulaire. Très satisfaisant, le duo d'attaque sera reconduit tout au long de la compétition, à eux deux, ils inscriront 7 buts en 6 matchs dont 4 pour le jeune Eto'o. En fait, la victoire de la sélection camerounaise face aux « Super Eagles » devant 60.000 spectateurs entraîne une grosse déception chez les Nigérians qui ont vu filer l'occasion de fêter le sacre. Les millions d'inconditionnels de la sélection nigériane assistaient, alors, à la troisième défaite en finale de leur équipe devant le Cameroun, après celles de 1984 (Abidjan) et de 1988 à Casablanca.

La finale remportée par les Camerounais sur le score de 4 tirs au but à 3, au terme du nul (2-2) en temps réglementaire et prolongations, a été palpitante eu égard au potentiel des deux équipes qui ont fourni du bon football.

Avec ce nouveau titre, le Cameroun inscrit son nom pour la troisième fois sur le registre africain, conservant, par là même, définitivement le trophée.

2002 : quatrième titre pour le Cameroun

Sous la houlette de l'Allemand Winfried Schäfer, les Lions indomptables confirment en 2002, qu'elle est la plus grande nation de football en Afrique puisqu'ils remportent une deuxième fois de suite la Can à nouveau aux tirs aux buts contre le Sénégal. Bien plus, l'édition de Bamako peut être considérée comme un tournant du football africain, avec l'excellente carte rendue par les joueurs camerounais et sénégalais, propulsés au rang de stars lors du Mondial Corée-Japon.

Les Camerounais ont dominé cette édition en remportant les trois matches du premier tour face à la Rd Congo (1-0), la Côte d’Ivoire (1-0) et le Togo (3-0). En quart de finale, les Camerounais ont sorti les Egyptiens (1-0), puis la sélection du pays hôte, le Mali, (3-0) en demi-finale. En finale face au Sénégal, le Cameroun a confirmé son statut de leader incontestable de la décennie. Face à une coriace équipe sénégalaise, les Lions indomptables n'ont leur salut qu'aux tirs au but 3-2 (0-0 au terme de 120 minutes de jeu).

2008: Eto'o, nouveau « goaleador » de la Can

La tournure qu'ont pris les événements était loin de satisfaire les coéquipiers de Samuel Eto'o, peu convaincants malgré leur parcours réussi et cette finale tant attendue. Les mordus du ballon rond africains retiendront une seule image très significative: Rigobert Song, leader vieillissant de la défense camerounaise, hésite à se débarrasser de la balle pendant quelques secondes, un laps de temps fatal puisque le jeune Mohamed Zidane, entré en cours de jeu, la lui a chipée dans les pieds avant de mettre Abou Trika sur orbite pour crucifier Kameni (78è).

Les « Pharaons » consolident ainsi leur place d'équipe la mieux sacrée en Can en ajoutant un sixième titre à leur palmarès (1957, 1959, 1986, 1998, 2006, 2008) et privent, au passage, le Cameroun, qui détient quatre trophées (1984, 1988, 2000, 2002), d'égaler leur record. Cette édition entre, en outre, dans les annales de la Can comme étant la plus prolifique, avec 99 buts, soit une moyenne de 3,09 buts par match.

Synthèse de Christian TCHAPMI

Publicité

comments powered by Disqus
Publicité
Autres actualités

PUBLICITE