01/02/2012 02:27:37
Can 2012: Et si c'est la fin pour la Guine Equatoriale?
En perdant son troisième match dimanche dernier à Malabo synonyme de la deuxième place qualificative du groupe A, l’un des co-organisateurs du rendez-vous de l’élite du football africain a toutes les chances de croiser les Eléphants de Côte d’Ivoire en quarts de finale. Eccueil qui paraît assez difficile à franchir pour les Nzaland nacional.
Le Messager
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En perdant son troisième match dimanche dernier à Malabo synonyme de la deuxième place qualificative du groupe A, l’un des co-organisateurs du rendez-vous de l’élite du football africain a toutes les chances de croiser les Eléphants de Côte d’Ivoire en quarts de finale. Eccueil qui paraît assez difficile à franchir pour les Nzaland nacional.
 
Il y aura match ! C’est le moins qu’on puisse dire. Le 151e (Nzalang nacional) au classement Fifa face à la 18e (Eléphants) équipe mondiale, il faut le faire. La rencontre promet d’être à la hauteur des attentes surtout lorsqu’on sait que la Guinée Equatoriale voudrait, à la faveur de « sa » Can, rentrer dans l’histoire. Aussi les Equato-Guinéens ont-ils à cœur de faire de ce coup d’essai un coup de maître. Mais ils trouveront en face une équipe ivoirienne avec un Didier Drogba qui veut terminer en beauté sa carrière internationale. Les choses ne sont donc pas ce baroud d’honneur qui pourrait être certainement le match le plus disputé de cette compétition». Avec notre défaite contre la Zambie, les choses deviennent plus compliquées, estime Pascal, un supporter Equato-guinéens. Tout en restant patriote, il ne veut pas non plus verser dans un optimisme béat. A son avis, l’écart du classement Fifa est à prendre au sérieux.

Son compatriote Crisantos, est plus que jamais convaincu de la continuité de la belle épopée du Nzalang nacional commencée le 21 janvier à Bata. Son argumentaire, il le fonde sur le caractère non scientifique du football et fais prévaloir en même temps la contribution non négligeable du douzième joueur. « On peut être la plus petite équipe et se retrouver à battre les plus grands. C’est comme ça le football, ce n’est pas une science exacte…en plus, nous avons tout un peuple qui viendra porter  à bout de bras son équipe à Bata le 4 février dès le début d’après-midi» argue-t-il.

Au fur et à mesure que la discussion s’enlise, on comprend que cet optimisme est du plus au fait que son pays ait réussi l’exploit de se  hisser  au deuxième tour et d’avoir prouvé aux yeux du monde que ce « petit pays est capable d’organiser une compétition d’envergure ». Ce qui est en soit, un satisfecit pour tout Equato-guinéen. Avec Crisantos, ils font donc contre mauvaise fortune bon cœur. « Si nous sommes éliminés en quarts de finale, nous serons fiers de notre parcours et de nos joueurs, même s’il y a des chances, certes infimes, de pouvoir battre  la bande à Drogba. Qui sait si les dieux du football seront avec nous ce jour-là» s’interroge-t-il.  Cela dit, le match, c’est vrai est loin d’être plié. Les enjeux sont énormes pour les deux protagonistes, même si les bookmakers et autres spécialistes, donnent la Guinée Equatoriale vaincu la rencontre reste ouverte le football n’étant justement pas une science exacte. Alors, est-ce la fin pour les poulains de Gilson Paulo ? « Sans doute pas » répond Crisantos.

Toutefois, quoi qu’il en soit, la Guinée équatoriale a déjà gagné sa Can. En dehors des gradins, elle a montré (malgré l'absence des spectateurs) qu'elle possède les infrastructures et les compétences nécessaires pour organiser de tels événements. Sur l’aire de jeu, elle a su créer la surprise avec ses victoires face à la Libye et surtout contre le Sénégal qui figurait dans la short liste des favoris de la Can 2012. Les Eléphants de Côte d’Ivoire n’ont donc qu’à bien se tenir.

Jacques Willy NTOUAL


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