31/07/2009 16:13:58
quipe nationale de Volleyball : Le calme après la tempte
Après un mouvement d'humeur observé mercredi dernier, les joueurs sont retournés à l'entraînement.
Ateba Biwol
Le Jour
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L’air de rien, Abbas Malloum et ses coéquipiers se déploient dans l’air de jeu de la grande salle du plais des sports ce jeudi matin, jouant tantôt avec les balles, procédant tantôt à des exercices de course ou de gymnastique. D’autres exercices comme des manchettes ou des échauffements sans filets ponctuent cette séance d’entraînement.

Il va s’en suivre un match qui oppose deux équipes formées par le coach Re-niof Blaise Mayam, l’entraîneur principal et son adjoint Armand Nyatcho. L’entente est plutôt cordiale entre le staff et les joueurs ; tout a l’air de marcher comme sur des roulettes. La présence de Louis Majoree Timba, le président de la Fédération camerounaise de volleyball (Fécavolley) ajoute à cette sérénité entre les joueurs et leurs dirigeants.

Cette sérénité cache bien un malaise survenu dans cette équipe, qui n’a repris l’entraînement que mardi dernier, après que le ministère a occupé le palais des sports pour préparer l’accueil de Paul Le Guen, l’entraîneur de l’équipe nationale de football. En effet, les joueurs de l’équipe nationale, qui sont en stage depuis près de deux mois pour préparer le dernier tour qualificatif au championnat du monde de volleyball messieurs qui se tiendra en Italie l’année prochaine, ont observé un mouvement d’humeur hier pour protester contre le fait qu’ils ne soient pas encore rentré en stage interne, tel que prévu dans leur programme de préparation. « On n’a pas de problème, on a normalement repris les entraînements car il est question pour nous d’être prêts le 19 août prochain pour mieux affronter les éliminatoires », confie Abbas Maloum, l’un des cadres de l’équipe.

Depuis ce matin, l’équipe nationale de volleyball est à Douala pour prendre part au « Tournoi des As » qui regroupe les meilleures équipes du championnat en dames et messieurs. « Il est question pour nous de permettre aux joueurs de l’équipe nationale de travailler dans un rythme de compétition. Ils viennent au Tournoi des As pour s’entraîner et pas pour chercher des médailles ou des trophées ; ils se sont suffisamment entraînés entre eux et ils participent à ce tournoi pour se préparer », confie Sandeau Nlomtiti, le chargé de la communication de la Fécavolley. A Douala, les équipes nationales A et B seront face à des clubs comme Port volleyball et Sonel volleyball avant de retourner à Yaoundé où elles débuteront la troisième phase de leur préparation le 10 août prochain
 

Armand Nyatcho : « Nous savons quelles sont les forces et les faiblesses de nos adversaires »

L’entraîneur national adjoint fait le point sur les préparatifs dans son équipe.

Où en sont les préparatifs de l’équipe nationale ?

Actuellement, notre équipe se porte bien, on ne note pas de difficulté jusqu’ici. Le programme d’entraînement que nous avons mis sur pied est scrupuleusement suivi et les joueurs ne se plaignent de rien à ce niveau. Nous sommes actuellement à la phase 2 de notre programme et cette phase prévoit trois séances de musculation sous forme explosive [avec vitesse, ndlr] par semaine. Nous avons aussi une séance d’entraînement en aérobic par semaine ; Ces travaux sont accompagnés par six séances avec des ballons par semaine.

Sur quoi mettez-vous l’accent pendant ces entraînements ?

Nous mettons un accent sur  l’affinement des techniques individuelles par phase de jeu, pour permettre à tous les joueurs de bien se sentir et de développer un jeu de plus en plus aéré. Depuis le début de la semaine, nous travaillons sur les affinements techniques entre les passeurs et les attaquants centraux, pour que tous les compartiments du jeu soient en totale harmonie. Nous avons aussi des séances de construction de l’équipe qui nous permettent de constituer des blocs de plus en plus solides.

Connaissez-vous vos trois adversaires ?

Oui, nous les connaissons, pour avoir disputé des matchs contre eux. C’est vrai que nos confrontations remontent à il y a deux ans, mais c’est des équipes dont nous connaissons les joueurs et qui ont toutes un niveau que nous connaissons. Nous savons quelles sont les forces et les faiblesses de nos adversaires et ceci nous permet de mieux travailler notre jeu pour les affronter en toute sérénité.

Quel est votre système, vous travaillez en fonction de l’adversaire ?

On ne saurait le dire ainsi, car notre travail consiste d’abord à construire une équipe solide. Nous construisons d’abord notre équipe et ce n’est qu’après que nous nous occupons de l’adversaire. A ce niveau, nous regardons les vidéos des matchs de nos adversaires, pour pouvoir avoir une idée de l’évolution de leur jeu et actualiser nos techniques par rapport au système qu’ils développent. Grâce à ce travail, on a pu observer que l’Afrique du Sud et le Kenya sont des adversaires sérieux, tandis que le Zimbabwé n’est pas très à craindre.

Vous promettez la qualification au public camerounais ?

Je ne peux que positiver, car nous sommes là pour qualifier le Cameroun. Je souhaite que le public soit à notre disposition, car nous ne pouvons pas y parvenir seuls. C’est vrai qu’avec nous, nous avons les meilleurs joueurs camerounais, mais le public est toujours important dans des compétitions comme celle que nous allons disputer au palais des Sports. Je souhaite aussi que les pouvoir publics nous accordent encore plus de considération, car les Lions du volleyball n’ont rien de différent avec les Lions du foot.

Ateba Biwol

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