03/08/2009 12:48:52
9èmes Championnats de Taekwondo : L'Egypte et le Maroc vainqueurs
En dames et en messieurs, les deux pays sont les vainqueurs des 9èmes championnats d'Afrique se sont achevés dimanche dernier à Yaoundé.
Priscille G. Moadougou
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En cette mi-journée du samedi 1er août 2009, la présence de nombreux véhicules ayant une immatriculation diplomatique dans le parking du Palais polyvalent des sports de Yaoundé est un élément significatif du déroulement d'une compétition internationale dans ces lieux. En effet, depuis la veille, vendredi 31 juillet 2009, s'y déroule les 9èmes championnats d'Afrique de taekwondo, que le Cameroun abrite pour la première fois.

Les diplomates les plus heureux en cette fin de journée de samedi dernier sont Egyptiens et Marocains. Car, l'Egypte a occupé la première place chez les messieurs, avec 7 médailles dont 2 en or, autant en argent et 3 en bronze, grâce notamment à Cheerif Wasfy (- 54 kg) et Mohamed Safwat (-74 kg) avec précieux métal.

Tandis que le Maroc occupait la position identique en dames avec 5 médailles dont 4 en or et 1 en argent, au regard des performances de ces amazones que sont Lamya Bekkali (-53 kg), Atabour Sanaa (-49 kg), Dislam Wiam (+73 kg) et Meslahi Hakima (-73 kg).

Probablement galvanisés par la présence de leur ambassadeur, Eugène Allou Bity Wangou, les athlètes ivoiriens ont décroché la deuxième place aussi bien chez les dames que chez les messieurs. Avec chaque fois 6 médailles enregistrées ainsi qu'il suit chez les dames : 1 en or, 2 en argent et 3 en bronze; chez les messieurs : 2 en or, 1 en argent et 3 en bronze. Ces athlètes étaient d'ailleurs les moins bruyants de la salle et ont surtout bénéficié de l'encadrement de leur coach qui lisait le jeu de l'adversaire et avait la possibilité de donner les conseils appropriés à ses poulains favorisant une victoire. Encore qu'il fallait être très attentif puisque le combat de taekwondo dure 6 minutes (3 rounds de 2 minute chacun) ; on donne un coup de pied sur les parties protégées, directement reliées à une machine qui comptabilise automatiquement les points, de son adversaire : poitrine (1 point) et tête (3 points). C'est aussi pour cela que seuls 2 des 8 athlètes alignés aussi bien en dames qu'en messieurs n'ont pas pu obtenir de place sur le podium.

Niger


En réalité, selon le règlement de l'union africaine de taekwondo, chaque pays a présenté 8 athlètes en dames et autant en messieurs dans les catégories identiques. Sur les 12 pays ayant pris part à ce tournoi, seul le Niger n'a pas décroché de distinction aussi bien en dames qu'en messieurs. Pendant ce temps, la Libye, pour n'avoir rien obtenu chez les dames s'est rattrapé chez les messieurs. Annoncé, le Tchad n'a finalement plus effectué le déplacement de Yaoundé. C'est donc la Côte d'Ivoire, le Gabon, la Tunisie, le Mali, le Sénégal, l'Egypte, le Maroc, le Nigeria, le Niger, le Ghana, la Libye et le pays hôte, le Cameroun.

Sur le plan organisationnel, le déblocage tardif des fonds, près de 59 millions de Fcfa, par le ministère des Sports et de l'Education physique, la veille du début de la compétition n'a pas constitué un handicap. "Même quand le budget n'avait pas été débloqué, nous avons continué à travailler dans le cadre de l'organisation. La tutelle a pris des dispositions pour que tout se passe bien", a soutenu Edouard Tchokessi, le président de la Fédération camerounaise de taekwondo (Fécatae). Pour se restaurer, des sandwiches ont été remis aux athlètes. "Quand on vient en salle, on y passe toute la journée. Il était question que chaque délégation négocie avec son hôtel respectif pour qu'on leurs apporte des repas froids", a poursuivit le président de la Fécatae. En réalité, la programmation des combats s'est étalée sur deux jours. Résultats des courses, c'est bien après minuit que le tournoi s'est achevé dimanche dernier, dans une salle quasi vide, dont les athlètes étaient les principaux supporters de leurs coéquipiers.

L'honneur sauvé par les filles

Elles ont décroché quatre médailles dont deux en argent et autant en bronze.

En perdant en finale devant Meslahi Hakima, la Camerounaise, Chrystelle Yang se contentera de la médaille d'argent. "Je suis un peu déçue par ma défaite. Surtout parce que lors des quarts et des demi-finales, je gagne les combats avec un large score. Par contre, j'ai éprouvé quelques difficultés en finale. Il y a d'ailleurs eu de nombreux échanges avec mon adversaire, puisque le combat s'est terminé sur un score étroit : 5-3", indique Chrystelle Yang, qui avait pris le dessus lors des combats précédents, devant respectivement l'Ivoirienne Mamina Kone et la Gabonaise Laetitia Koumba.

Josseline Eyenga est l'autre Camerounaise à avoir raté de si peu la couronne. Elle est tombée en finale des moins de 57 kg face à la Sénégalaise Bineta Diedhiou. En outre, les deux médailles en bronze, décrochées par Adeline Madi et Edith Marcelle Omgba, ont aussi constitué l'escarcelle camerounaise en termes de distinction chez les dames. Toutefois, c'est toujours parmi elles que le plus lourd score de la compétition a été enregistré.

Alberta Kekuna a perdu (0-22) contre la Marocaine, Dislam Wiem. A aucun moment, celle qui revient d'un stage en Corée n'a pu donner un coup de pied sur la poitrine de son adversaire, tellement ses jambes étaient lourdes. Le score qui a sanctionné le premier round : 0-9, puis, 0-14 au second et 0-22 à la fin du combat. C'est donc quatre sur les huit alignées chez les dames, qui ont pu faire la différence le week-end dernier au palais polyvalent des sports de Yaoundé. Au classement général, le Cameroun termine à la quatrième position sur 12 pays. Le bilan est moins brillant chez les messieurs. Car, sur les 8 athlètes retenus par Calmette Kepsou, l'entraîneur national de taekwondo, seul Thierry Tchouake a pu décrocher une médaille de bronze. On retrouve donc le Cameroun parmi les derniers pays du tournoi chez les messieurs. Pourtant, pour préparer cette compétition, tous ces athlètes ont bénéficié d'un stage qui aura duré entre trois semaines et un mois.

Priscille G. Moadougou

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