26/04/2012 03:41:21
Le Bayern fait couler le Real Madrid aux tirs au but
Au terme d'une rencontre incroyable, indécise et intense jusqu'au bout, le Bayern Munich a émergé aux tirs au but face au Real Madrid (2-1, 1-3 t.a.b.). Et ce n'est pas volé. Les Bavarois se qualifient pour la finale qu'ils joueront dans leur propre stade, une première depuis 28 ans.
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Au terme d'une rencontre incroyable, indécise et intense jusqu'au bout, le Bayern Munich a émergé aux tirs au but face au Real Madrid (2-1, 1-3 t.a.b.). Et ce n'est pas volé. Les Bavarois se qualifient pour la finale qu'ils joueront dans leur propre stade, une première depuis 28 ans. Tout avait pourtant très mal commencé pour eux. Ce sont les Madrilènes qui ont débuté le match comme un rouleau compresseur puisque c'était déjà 2-0 après 14 minutes, après deux buts de Ronaldo dont le premier sur penalty. Mais le Bayern a sorti la tête de l'eau et Robben réduisait le score après une bonne demi-heure, lui aussi sur penalty. A égalité parfaite, les deux formations se découvraient moins par la suite et la partie baissait d'intensité. Le Real a longtemps cherché son foot, tandis que le Bayern, plus frais et mieux en place, a parfois été maladroit quand il avait l'occasion de marquer. Jusqu'à cette séance de penalties décisive où Ronaldo et Kaka ont notamment manqué leur tir au but, bien arrêtés par Neuer. Chelsea-Bayern, la finale que personne n'attendait!

 

1. Ronaldo, de héros à zéro

Alors que Lionel Messi traverse une période moindre, comme il l'a encore montré face à Chelsea, Cristiano Ronaldo était en pleine bourre. L'attaquant portugais du Real Madrid a été une nouvelle fois percutant ce soir, en plantant les deux buts des Madrilènes. Quatre jours après le Clasico, il prouvait à la planète foot qu'il était capable de briller dans les grands rendez-vous, ce qui lui avait été trop souvent (et parfois injustement) reproché. Trop beau pour être vrai ? Sans doute. Lors de la séance de tirs au but, c'est lui qui a manqué le premier penalty espagnol, précipitant l'élimination des siens. Alors que tout lui avait réussi jusque-là, voilà de quoi encore lui donner des regrets. 

2. Le Bayern n'a rien volé

La qualification du Bayern Munich est tout sauf un vol. L'équipe allemande a réalisé un match de très haut niveau à Santiago Bernabeu. Au nombre d'occasions, ils ont largement pris l'ascendant sur leur adversaire du jour (Casillas a sorti plusieurs excellents arrêts et Gomez avait déjà obtenu la balle de match à la 86e). Robben a longtemps été dans tous les bons coups, Kroos et Schweinsteiger ont pris le contrôle de l'entrejeu et Gomez a gagné la plupart de ses duels avec Pepe. Et on ne parle pas des deux arrêts de Manuel Neuer à la séance de tirs au but, devant Cristiano Ronaldo et Kaka. Physiquement, ils ont aussi pris le dessus sur une équipe du Real qui tirait la langue après son match éreintant à Barcelone et qui misait surtout sur les exploits de sa star portugaise, sans être souvent dangereux. Les deux équipes auraient pu jouer l'apothéose de la compétition sans qu'on crie au scandale, mais le Bayern le méritait peut-être un peu plus. 

3. La finale que personne n'attendait

La beauté du foot réserve parfois de sérieuses surprises. Au lendemain de l'élimination de Barcelone,  c'est le Real Madrid qui a trébuché alors que beaucoup d'observateurs le donnaient gagnant. Quand le tirage au sort avait effectué, certains avaient coché un possible Clasico en finale à Munich. Il n'en sera finalement rien. Tant Chelsea que le Bayern ont donné une sérieuse leçon de modestie aux deux ogres espagnols, qui se sont peut-être vu trop beaux un peu trop vite. Pour le spectateur neutre, voilà en tout cas un fameux pied de nez au "foot business." Comme quoi, le foot d'aujourd'hui ne se résume pas au Real et au Barça. Tant mieux ?

 


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