12/08/2009 17:00:36
Akoa, un renfort de qualité
HANDBALL. Division 1 féminine La nouvelle est presque passée inaperçue. Stéphanie Akoa, arrière gauche de l'équipe de France, a rejoint les rangs du HAC en provenance de Besançon.
Pascal Lachaux
Paris Normandie
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Double vainqueur de la Coupe de la Ligue avec Besançon en2004 et2005, Stéphanie Akoa qui vient de signer au HAC, représente un vrai plus pour le club doyen. L'arrière gauche de l'équipe de France, née à Yaoundé (Cameroun) le 24janvier 1984 arrive à la plénitude de ses moyens.


Comment s'est passé votre transfert de Besançon au HAC ?
Stéphanie Akoa : «Ça a été assez compliqué. J'étais encore sous contrat avec Besançon, et on ne savait pas trop où on allait en raison des difficultés financières du club. Mais depuis fin avril, je sentais bien que le club, où j'évoluais depuis six ans, et auquel j'étais forcément attachée puisque c'est le seul que j'ai connu, allait très mal. Alors je souhaitais partir. Mais où? Car il fallait négocier mon départ, et dans la conjoncture actuelle, ce n'était pas évident qu'une autre formation puisse se mettre sur les rangs en ayant les reins assez solides».

«Tout est mis en œuvre pour aboutir»
Le HAC a donc été une opportunité pour vous ?
«Non, ma venue est tout, sauf un hasard. J'avais déjà eu un entretien avec Fred Bougeant où l'on avait évoqué ma venue au HAC. Mais ce n'était pas prévu pour cette année. On avait parlé de la saison 2010 - 2011. Ce sont les événements à Besançon qui ont précipité ma signature. Mais d'un côté comme de l'autre, on a attendu que les choses soient très claires, c'est-à-dire que la rétrogradation de Besançon soit effective».


Votre transfert ne vous a donc posé aucun problème ?
«Sportivement, c'est certain, je suis heureuse d'être là, mais pour être honnête, j'aurais préféré rester un an de plus à Besançon. Pas pour le handball, mais pour mes études d'infirmière car il ne me restait plus qu'un an à faire, et j'aurais aimé terminer cette année dans une école que je connaissais et avec les gens que je fréquentais. Mais bon, la vie est ainsi faite qu'il faut s'adapter, alors ça a été un peu compliqué car il a fallu gérer le transfert de mon dossier et mon admission à l'école duHavre. Mais maintenant, tout est réglé».


En dehors des problèmes financiers de Besançon, qu'est-ce qui vous a convaincu de venir au Havre ?
«Travailler avec Fred Bougeant. Il sait parler de handball, c'est un gros bosseur et il est intelligent. Mais par-delà la personnalité de l'entraîneur, j'ai fait aussi un choix sportif. Depuis deux ou trois ans le HAC fini à la deuxième place et vise le titre. Et j'ai bien senti qu'au sein de ce club, tout est mis en œuvre pour aboutir. C'est un vrai challenge, car Metz sera difficile à déboulonner, mais c'est passionnant. En plus, j'ai eu de très bons échos de la part de Maakan Tounkara et Linda Pradel avec qui je suis en équipe de France. J'avais donc toutes les raisons de venir ici».


Comment s'est passée votre intégration dans un groupe qui, somme toute, n'a pas beaucoup changé ces dernières années ?
«Alors là, ça a été très facile. Je suis arrivée un dimanche, et le lendemain nous partions en stage à Conches. J'ai été très bien accueillie car j'ai été intégrée dans un groupe très ouvert où il y a de la communication entre les filles. Tout s'est fait très naturellement et rapidement».


Qu'attendez-vous de cette saison ?
«Collectivement que l'on aille le plus loin possible. A titre personnel, j'espère progresser, car à Besançon j'avais des acquis, mais là, il va falloir que je les remette en cause. Et je sais, par exemple que je dois travailler beaucoup physiquement, oser davantage sans me poser de questions, progresser dans le jeu sans ballon, et avoir une meilleure lecture du jeu».

Pascal Lachaux

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