18/08/2009 04:33:45
Les 10.000 coups de l'Afrique
Berlin - En l’absence de la double championne en titre Tirunesh Dibaba (pour blessure), tout le monde pensait que sa succession devrait être assurée par ses compatriotes Meselech Melkamu ou Meserat Defar qui détiennent les meilleures performances de la saison sur la distance.
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Cependant, il fallait compter avec le Kenya dont la rivalité avec l’Ethiopie dans les courses de fond fait partie des charmes de l’athlétisme. Ce fut d’ailleurs le cas, samedi sur la piste du légendaire Stade olympique qui a écrit encore une belle page d’histoire lors de cette finale du 10.000 m. Les Africaines, après avoir laissé l’initiative de la course aux européennes et aux asiatiques, ont pris les affaires en mains lors des 3000 derniers mètres. Les Ethiopiennes et les kenyanes se relaient aux commandes en se surveillant comme du lait sur le feu. Le podium ne pouvait plus échapper à la « bande de cinq » composée des trois Ethiopiennes Defar, Melkamu et Wude et des deux Kenyanes Masai et Grace Momanyi. Le reste de la troupe été loin, sa préoccupation était ailleurs. C’est à l’entrée de la dernière ligne droite que les Ethiopiennes ont mis le turbo, Defar et Melkamu s’envolant vers la victoire. Mais, à quelques mètres de l’arrivée, la Kenyane Masai déploie alors ses longues jambes pour absorber d’abord Defar avant de coiffer au poteau Melkamu qui levait déjà les bras en signe de victoire.

Tyson Gay forfait sur 200m

Souffrant toujours d’une blessure aux adducteurs dont il ne s’est pas complètement rétabli, Tyson Gay a préféré renoncer à s’aligner mardi matin au départ des séries du 200m. C’est la Fédération américaine qui l’a annoncé lundi soir par le biais d’un communiqué. Un document dans lequel le sprinteur, médaillé d’argent sur 100m, explique lui-même les raisons de son choix : « Plutôt que de risquer de me blesser, j’ai décidé que je ne courrai pas demain (mardi) sur 200 m. J’aimerais courir le relais et je crois que cette décision me donnera des chances d’être rétabli pour le relais. » Ce forfait de dernière minute du tenant du titre laisse donc le champ libre au Jamaïcain Usain Bolt pour réussir le doublé 100-200.

Bekele, l’égal de Gebreselassie

Kenenisa Bekele est entré un peu plus dans l’Histoire de sa discipline, lundi en finale du 10 000m à Berlin. L’Ethopien a remporté son quatrième titre mondial consécutif en allongeant sa foulée lors du dernier tour, ce qui lui permet d’égaler le record de victoires de son compatriote Haile Gebreselassie. Dans un temps de 26’46"31, il a devancé sur la ligne d’arrivée l’Erythréen Zersenay Tadese, qui a longtemps mené la course, et le Kényan Moses Masai.

Nzola Meso passe à côté

Teresa Nzola Meso a manqué lundi sa chance, en finale du triple saut des Mondiaux de Berlin. Le Française, détentrice du record d’Europe avec un bond en début d’été à 14.69m, n’a pu faire mieux que 13.79m à son deuxième essai. La onzième marque seulement des finalistes. Or, seules les huit meilleures ont le droit à trois essais supplémentaires. La soirée s’est donc finie pour elle de bien triste manière.

Savigne sacrée au triple saut

Tenante du titre, la Cubaine Yargelis Savigne est parvenue lundi à Berlin à conserver sa couronne mondiale au triple saut. Avec son saut le plus lointain mesuré à 14.95m, elle a devancé sa compatriote Mabel Gay, qui a atterri à 14.61m. Derrière ce doublé cubain, la Russe Anna Pyatykh a pris la médaille de bronze avec une marque à 14.58m.

Dominguez en or, Duarté 15e

Grâce à un formidable finish, l’Espagnole Marta Dominguez a décroché lundi à Berlin la médaille d’or du 3000m steeple en 9’07"32. Elle a devancé au sprint la Russe Yulia Zarudneva tandis que la Kenyane Milcah Cheywa a pris la troisième place, juste devant une autre Russe, et pas des moindres, la championne olympique et détentrice du record du monde, Gulnara Galkina. Quinzième à l’arrivée, la Française Sophie Duarté, nouvelle détentrice du record de France depuis le 10 juillet dernier (9’25"62) a elle terminé bien loin de son meilleur temps (9’33"85).

100 000 dollars pour un record du monde

Depuis la création de l’IAAF voilà bientôt un siècle, l’athlétisme a su associer aux palpitantes confrontations individuelles les défis qui consistent à toujours repousser les limites de la performance humaine. Le rêve de tout athlète, quelque soit sa discipline, est de battre un record du monde ; le désir suprême étant pour la plupart de réaliser un tel exploit au cours des Championnats du Monde. L’IAAF, avec le concours de deux de ses partenaires, offrira à tout athlète qui battra un record du monde à Berlin, une prime de 100 000 dollars

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