21/08/2009 02:35:45
Stéphane Mbia (OM) : Rennes m'a tout donné
Vendu pour 12 M€ cet été à l'OM, l'ancien Rennais revientsur son transfert et son installation sur la Canebière. Entretien.
Ouest France
TEXTE  TAILLE
Augmenter la taille
Diminuer la taille

Stéphane, comment s'est déroulée votre arrivée à Marseille où vous avez signé pour quatre ans ?

Vraiment bien. J'ai été super bien accueilli, tant par les dirigeants que par les supporters. C'était à la Commanderie, le centre d'entraînement de l'OM. Il y avait des centaines de supporters...

La ferveur des supporters, c'est le premier contraste avec Rennes ?

C'est clair. C'est le vrai plus ici. Tous les jours, ils sont tellement nombreux à l'entraînement... Au Vélodrome, c'est impressionnant. Partout où l'on va, il y a des supporters. En déplacement, c'est pareil. Jusqu'à l'hôtel où ils sont plusieurs dizaines, c'est vraiment incroyable. Mais ici à Marseille, lorsque je suis en ville, c'est de la folie. Les gens viennent vous voir, vous interpellent... Ce sont de vrais fans. Marseille, ça respire vraiment le foot à fond.

D'autant qu'avec un transfert de 12 M€, il y a beaucoup d'attente autour de vous...

C'est vrai qu'il y a de l'attente autour de moi. Mais comme il y a de l'attente pour l'ensemble de l'équipe. Ici, on parle tout de suite de titre de champion, de Ligue des Champions et de victoire en Coupe de France et Coupe de la Ligue.

Quelles sont vos relations avec votre nouvel entraîneur, Didier Deschamps ?

Elles sont bonnes comme elles ont pu l'être avec Laszlo Bölöni et Guy Lacombe, deux coaches avec qui je suis toujours en contact. Didier Deschamps m'a beaucoup aidé lorsque je suis arrivé. Il est assez distant mais il contrôle tout. C'est super pro. On sent qu'il a de l'expérience en tant qu'entraîneur, mais il a aussi ce statut de champion du monde. C'est quelque chose...

Quels objectifs personnels vous êtes-vous fixés en débarquant à l'OM ?

D'abord, je dois continuer à travailler sur tous les plans car j'ai encore une marge de progression. Ensuite, je dois être le patron du milieu de terrain comme le souhaite le coach. Enfin, je veux marquer au moins dix buts d'ici au mois de janvier. Avant la Coupe d'Afrique des Nations.

Début septembre, vous avez justement un rendez-vous important avec la sélection du Cameroun face au Gabon ?

C'est LE gros match. Ils sont premiers et on doit s'imposer si l'on veut se qualifier pour la Coupe du Monde. On est serein, tranquille dans notre coin. Eux, ils sont sous pression depuis plusieurs semaines.

Suspendu lors de la première journée, malade lors de la deuxième, vous allez effectuer vos débuts sous le maillot de l'OM au stade de la Route de Lorient. Qu'est-ce que cela vous inspire ?

C'est particulier et cela me fait chaud au coeur. Je suis arrivé au Stade Rennais, j'avais 17 ans. Aujourd'hui, je peux dire que Rennes m'a tout donné.

Qu'entendez-vous par là ?

Je suis passé par le centre de formation pour faire mes classes de footballeurs. Estelle, une employée du centre, m'a aussi appris à me faire à manger tout seul... Ensuite, il y a eu Patrick Rampillon. Puis surtout Pierre Dréossi, dont j'étais et dont je suis toujours très proche. Dernièrement, il m'a appelé pour me demander simplement si j'étais bien installé, si tout allait bien pour moi. J'ai été touché. Mais je sais aussi que si j'en ai besoin, je peux l'appeler même à trois heures du matin.

On vous sentirait presque orphelin...

Non (rires). Pierre Dréossi m'a confié à José Anigo. Il y a toujours quelqu'un pour veiller sur moi.




Publicité

comments powered by Disqus
Publicité
Autres actualités

PUBLICITE