27/07/2012 03:49:30
Cameroon olympic team. Entre imprparation, chances, surprises et dsillusions
Mis à part quelques rares athlètes qui ont pu bénéficier des bourses olympiques et d’une bonne préparation, l’ensemble du groupe a été abandonné alors que l’essentiel dans cette compétition n’est plus seulement de participer comme clamait en son temps le baron Pierre De Coubertin.
Le Messager
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London 2012

Mis à part quelques rares athlètes qui ont pu bénéficier des bourses olympiques et d’une bonne préparation, l’ensemble du groupe a été abandonné alors que l’essentiel dans cette compétition n’est plus seulement de participer comme clamait en son temps le baron Pierre De Coubertin.

Ils sont 33 athlètes. Ils ont tous la lourde charge de faire flotter le drapeau camerounais au pays de la Reine Elisabeth. Une tâche qui ne serait pas aisée au regard des enjeux et des adversaires (coriaces) qu’ils croiseront sur leur chemin. Pis, la préparation des athlètes a presque été bâclée, faute de fonds promis par le gouvernement dans le cadre du programme intitulé « Sur la route de Londres 2012 » destiné à mettre ces sportifs dans de bonnes conditions de stage. Avec une Cameroon olympic team qui a connu des fortunes diverses avant et pendant la préparation, l’objectif « plus d’une médaille dans plus d’une discipline » relève pratiquement de l’utopie. Même si pour les responsables du Comité national olympique et sportif du Cameroun (Cnosc) comme pour le gouvernement, tout espoir n’est pas perdu. « Nos sportifs ne vont pas à ces Jeux en victimes résignées. Nous connaissons leur engagement à vaincre des obstacles. Ils se sont qualifiés et nous pensons qu'au bout du compte, ils nous apporteront une satisfaction à la hauteur de nos espoirs, car le moral d'ensemble est bon pour conquérir l'accès au podium », croit savoir Hammad Kalkaba Malboum, président du Cnosc.


Pour la grande aventure qui démarre cet après midi, la Cameroon olympic team compte dans ses rangs 33 athlètes répartis dans 9 disciplines. Ali Annabel Laure, la porte étendard, reste l'un des grands espoirs de podium. La lutteuse au palmarès élogieux qui entre en scène demain devra faire valoir ses titres de championne du monde en beach wrestling (lutte sur la plage), vice championne du monde et trois fois successivement championne d'Afrique. Elle qui, bénéficiant d’une bourse de la Conférence des ministres de la Jeunesse et des sports des pays francophones (Confejes), a effectué un stage au centre de formation de Tunis, puis au Centre technique international de Dakar avant de poursuivre à Lille en France. L’ancienne judoka et karateka reconverti à la lutte classique en 2000, va participer à ces jeux pour la deuxième fois d’affilée.

Mental d’acier

Autre chance de médaille, Paul Ndoumbe Etia, le spécialiste de l’aviron. Après l’expérience de 2008, l’ancien creuseur de sable qui a bénéficié d’une bourse olympique qui lui a ouvert les portes du Centre nautique et athlétique de Rouen (Cnar), signe également sa 2e participation d’affilée. Le rameur s’est préparé durement pour montrer aux yeux du monde l’étendue de son talent. Double champion d’Afrique d’aviron en titre sur les distances de 500 et 1000 mètres, il pense avoir le mental d’acier et les aptitudes requises pour décrocher une médaille en or. Premier galop d’essai, demain après midi à 15heures.

Sarah Nana Hanffou, la championne en titre du Cameroun de tennis de table qui caracole au sommet de l’Afrique est à prendre au sérieux. La jeune « métisse » porte en elle l’un des plus gros espoirs de médaille du Cameroun. La native de Roubaix en France est par ailleurs championne d’Afrique de ping-pong. Son revers est une référence dans l’univers de la petite balle blanche et laisse penser que face à l’armada des pongistes venus d’Asie, la perle de 26 ans est bien parti pour entonner l’hymne national du Cameroun à Londres. Ces 8 mois de stage de préparation intensive effectués en France constituent un argument en béton armé.

En athlétisme, Adam Idrissa et Delphine Atangana dans les 100 et 200m, malgré leur préparation en dents de scie, pourront créer la surprise. Le Cameroun devra également compter sur Antoinette Joyce Guedia, la jeune nageuse qui revient d’un stage en France, accordé par sa bourse olympique. L’adolescente de 17 ans ne se fait guère d’illusions sur l’obtention d’une médaille. Son objectif ? Passer au moins une série du 50 m nage libre. Son compatriote Paul Daniel Edingue Ekane (22 ans) qui va concourir dans la même catégorie, vise plutôt les quarts de finale. Pareil pour Dieudonné Dolassem, le judoka qui, en dépit de sa rentrée en stage tardive peut créer la surprise. Classé 35e au ranking mondial, il souhaite jouer les troubles fête et réaliser un exploit. Durant son stage de préparation débutée en 2010 à Alger, Dolassem a méthodiquement peaufiné ses stratégies de combat et connait désormais les méthodes de ses éventuels adversaires.

Thomas Essomba

Malgré le faux pas des Lionnes face au Brésil de Marta Vieira Da Silva mercredi dernier au Millenium stadium de Cardiff, tout n’est pas perdu.  Françoise Bella et ses coéquipières n’ont eu droit qu’à un maigre mois de stage mais elles sauront se surpasser. En boxe, ils sont cinq pugilistes qui jurent de faire mieux que leurs illustres ainés que sont Joseph Bessala, médaillé d’argent en 1968 à Mexico et Martin Ndongo Ebanga, médaillé de bronze à Los Angeles en 1984.

Christian Donfack Adjoufack chez les mi- lourds, Hyacinthe Mewoli Abdon dans la catégorie des poids légers, Thomas Essomba des poids mouche, Blaise Yepmou Mendouo dans les super-lourds et Serges Ambomo chez les super légers, promettent de faire briller l’or sur les rings. Seulement, leur préparation en Italie ressemblait beaucoup plus à une villégiature puisque un mois avant, ils ont manqué le tournoi qui les aurait opposés à de vrais sparring partners qu’ils n’ont pas eu au cours du stage dans les vieilles installations du tristement célèbre Temple noir de Yaoundé.

C.T.


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