01/08/2012 02:19:23
Ecarts du voyage... Les hommes de mdias vivent les Jeux olympiques dans la douleur
Faute de mieux, les journalistes qui n’ont pas eu la chance cette année de faire le déplacement de Londres, se battent comme ils peuvent pour informer au quotidien le public. Un vrai casse-tête.
Le Messager
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Faute de mieux, les journalistes qui n’ont pas eu la chance cette année de faire le déplacement de Londres, se battent comme ils peuvent pour informer au quotidien le public. Un vrai casse-tête.

On le sait depuis le 20 juillet 2012. « Les organes de presse écrites et audiovisuelles devraient couvrir l'évènement par leurs institutions propres, y compris leur prise en charge», a déclaré sans ambages le ministre des Sports et de l'éducation physique, Adoum Garoua, lors d’un point de presse portant sur la taille de la délégation camerounaise aux Jeux olympiques de Londres 2012.

Une déclaration choquante pour les hommes de médias qui ont perçu cette sortie du patron des sports comme du mépris puisque certains responsables du Comité national olympique et sportif du Cameroun (Cnosc) avaient laissé croire quelques jours avant que seuls trois journalistes avaient été accrédités pour ces 30èmes jeux depuis plusieurs mois. Et que, les chambres d'hôtels et les tickets de vols avaient déjà été réservés. Dans la foulée, le Cnosc annonçait que la prise en charge des médias, notamment l'hébergement et la nutrition devaient être imputés au Comité national pendant que le Minsep devrait s'occuper du transport. C’était sans compter le tacle du Premier ministre, Philémon Yang qui a considérablement réduit la taille de cette délégation (de 100 à 72) supprimant au passage les noms des trois journalistes.

Courroucés et médusés par cette attitude du Chef du gouvernement, la plupart des professionnels de la plume et du micro ont toutefois consenti à couvrir ces 30e olympiades des temps modernes non sans trop de difficultés. Surtout que « c’'est assez difficile de couvrir une compétition lorsqu'on n'est pas soi-même sur le terrain. Le papier qu'on fait à partir du site de la compétition a toujours quelque chose d'émotionnel, qui captive le lecteur. Or, tout se vit à partir de la télé. Et comme tout le monde, ou la majorité des lecteurs vivent les compétitions aussi à la télé, on essaye de créer d'autres sujets autour des performances des athlètes camerounais. Pour ne pas raconter la même chose que tout le monde connaît », explique Achille Chountsa, journaliste au service des sports au quotidien Le Jour. Et de poursuivre, « On essaye de collecter au téléphone. A défaut, la collecte se fait aussi par mail. On a aussi des sources au sein de la délégation camerounaise ou des amis qui vivent à Londres ou qui sont partis des autres pays d'Europe pour le site des J.O.  nous servent de relais»

Privilège

Un mode opératoire qui fait visiblement l’unanimité puisque la plupart des journalistes spécialisés dans le sport et exerçant dans les chaînes de radios et la presse écrite à Yaoundé par exemple, s’abreuvent sur internet ou se renseignent auprès des connaissances faisant partie de la délégation. C’est ainsi que scores des matchs, résultats des combats, scoops, potins et faits divers sont abondamment relayés et servis à chaud au public avide de nouvelles et soucieux du comportement de la Cameroon olympic team à ce grand rendez-vous. En pareilles circonstances, l’information que relai le journaliste n’a plus besoin d’être vérifiée, ce d’autant plus que la disponibilité de la source constitue déjà une aubaine qu’il faut capitaliser à tout prix.

Cependant, d’autres radios locales se sont organisées pour offrir à leurs auditeurs des programmes quotidiens en rapport avec l’évolution des jeux. C’est le cas de Kalak Fm, une radio émettant depuis le quartier Bastos. « Nous avons le privilège d’être partenaire avec la Bbc qui est accrédité à ces jeux. Nous faisons régulièrement des décrochages en direct de Londres pour permettre à nos auditeurs de vivre les jeux comme s’ils y étaient. En sus, nous avons des émissions spéciales où techniciens et spécialistes analysent les performances et les chances de médailles de nos athlètes », vante Richard B Onanena, chef service des sports.    

Les Lionnes Indomptables, qualifiées pour la première fois de leur histoire aux Jeux olympiques, sont suivies par leurs supporters grâce à « sur la route des JO 2012 », programme diffusée par Canal 2 International. Ce microprogramme a pour but de suivre les pouliches d’Enow Ngachu durant toute leur campagne londonienne. Diffusée depuis le 11 juillet 2012, l’émission est constituée de pastilles quotidiennes de 4 minutes et d’une grande émission hebdomadaire, diffusée le samedi. Les spectateurs y découvrent l’envers du décor, les entraînements et les réunions de l’équipe nationale féminine. Mais cela ne suffit pas toujours à apporter satisfaction aux téléspectateurs.

C.T.


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