09/08/2012 01:30:10
Jeux olympiques. Ali Annabel Laure sur les traces de Franoise Mbango ?
Il faut sauver le soldat Cameroun. Le porte-étendard le sait et tentera ce jeudi 9 août, de remporter une médaille olympique en lutte féminine pour faire oublier la déconvenue de la Cameroon olympic team qui bat actuellement le records de médailles en fugues, avec dans sa besace, sept athlètes portés disparu.
Le Messager
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Ali Annabel Laure

Il faut sauver le soldat Cameroun. Le porte-étendard le sait et tentera ce jeudi 9 août, de remporter une médaille olympique en lutte féminine pour faire oublier la déconvenue de la Cameroon olympic team qui bat actuellement le records de médailles en fugues, avec dans sa besace, sept athlètes portés disparu.

C’était le 17 août 2008. Le cœur des Camerounais battaient au stade olympique de Beijing en Chine. Françoise Mbango Etone qui restait la seule chance de médaille du vert-rouge jaune à cette compétition, a dû faire montre de son talent et de sa grande classe pour réaliser l’inattendue. Avec un bond de 15,39m, la Lionne indomptable du triple saut a confirmé sa suprématie dans cette discipline.

Après une qualification facile en deux essais, elle a devancé ses adversaires parmi lesquelles la grande favorite du tournoi, la Russe Tatyana Lebedeva qui a dû se contenter de la troisième place derrière la Grecque Hrysopiyi Devetzi médaille d’argent. L’athlète camerounaise, inoxydable pendant cette finale, s’est adjugée logiquement le titre de championne olympique 2008, quatre ans après son sacre de 2004, établissant au passage un nouveau record d’Afrique. Avec cette performance spectaculaire, Françoise Mbango a prouvé qu’elle était, ce soir là, au dessus du lot et que la Cameroon olympic team ne rentrerait pas bredouille de ces Jeux olympiques.

Ce jeudi 09 aout, l’histoire pourrait-elle encore se répéter ? La lutteuse Ali Annabel laure qui descend sur le tatami d’Excel North Arena de Londres pour deux combats dans la catégorie des moins de 72 kg, pourra-t-elle rééditer cet exploit ? Trop tôt pour se prononcer même si avec ses deux titres de championne d’Afrique et double Championne du monde de Beach-wrestling (72kg), l’ancienne judoka et karateka reconverti à la lutte classique en 2000 a de solides arguments pour venir à bout de ses adversaires du jour.

Certes, sa technique, son expérience et sa puissance pourront faire la différence, mais à ce stade des J.O auxquels elle participe pour la deuxième fois d’affilé, des surprises (désagréables) s’invitent souvent sans crier gare. Quoi qu’il en soit, une médaille, fut-elle en bronze serait la bienvenue puisqu’elle viendra non seulement mettre du bémol sur la laborieuse participation du Cameroun à cette prestigieuse compétition, mais surtout, apportera du baume au cœur du peuple camerounais, déjà éclopé par  ces histoires de fugues à n’en plus finir au sein de la Cameroon olympic team.

Laquelle après plus de deux semaines de compétition n’a pas encore obtenu le moindre succès sur le plan sportif mais  a réussi l’exploit de briller dans le registre des faits divers, battant des records et empilant des lauriers. Dès les premiers jours de la compétition, Drusile Ngako, gardienne réserviste de l’équipe nationale féminine de football, a ouvert le bal en faussant compagnie à ses coéquipières. Quelques jours plus tard, six autres athlètes, dont 5 boxeurs et 1 nageur, ont suivi le même créneau.

Asile

Notamment le champion d’Afrique chez les mi-mouches, Thomas Essomba, Hyacinthe Mewoli Abdon dans la catégorie des poids Légers, Christian Donfack et Serge Ambomo chez les mi-lourds et du nageur Paul Edinguè Ekane. De sources concordantes, c’est après avoir perçu leurs primes de participation aux Jeux évaluée à 3800 euros soit environ 2 500 000 Fcfa et récupéré leur pièces d’identités qu’ils ont décidé de prendre la clé des champs.

Une affaire scabreuse qui a fait le tour du monde en un laps de temps, créant le buzz sur la toile Pourtant,  bien avant le début de ces Jo, l’office de l’immigration britannique craignait que des sportifs officiels et des fans, notamment d’origine africaine et moyen-orientale, ne profitent de leur présence pour réclamer l’asile, ou pour « disparaître » et rester clandestinement en Europe. Les athlètes camerounais ont transformé cette crainte en évidence et revoilà le ministre des sports et de l’éducation physique (Minsep), Adoum Garoua et le président du Comité national olympique et sportif (Cnosc) Hamad Kalkaba Malboum dans de sales draps.

Christian TCHAPMI

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