30/04/2009 00:12:49
Fecafoot: L.M. Ondoa menace de porter plainte
Le candidat à la présidence de la Fécafoot dévoile sa stratégie au cas où il est déchu du droit d’éligibilité.
Achille Chountsa
Le Jour
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Avez-vous matérialisé votre candidature par le dépôt de votre dossier à la Fécafoot ?

J’ai déposé un premier dossier au secrétariat de la Fédération camerounaise de football le 23 avril dernier.
Je compte déposer un second dossier au ministère des Sports sept jours avant la date du scrutin, parce que je voudrais rester collé à la lettre à l’instruction ministérielle et aux dispositions du code électoral de la Fécafoot.

Il se dit que votre dossier de candidature a été rejeté. Comment réagissez-vous à cette situation ?

J’ai appris par une radio locale que ma candidature avait été rejetée. Cela ne me surprend guère parce que j’ai vu toutes les manigances qui tournaient autour du processus électoral à la Fécafoot depuis son lancement. Il m’est d’ailleurs revenu que, bien avant le scrutin, ma candidature allait être rejetée en évocation d’une disposition des statuts. Je sais que j’ai déposé ma candidature sur la base des dispositions de l’article 22 des statuts de la Fécafoot, qui dit que les membres sortants du comité exécutif sont éligibles et non électeurs.

Si ce rejet est confirmé, qu’allez-vous faire ?

Une fois que je reçois notification, je vais attaquer cette décision pour plusieurs raisons. Le scrutin, tel que le prévoit les textes de la Fécafoot, est un scrutin de liste. En l’état actuel des choses, on ne peut pas me dire que messieurs Iya Mohamed et Prosper Nkou Mvondo ont déjà constitué une liste. Auquel cas, même leurs candidatures sont à rejeter parce qu’on ne dépose pas une candidature en son nom personnel. A ce niveau seulement, il y a une violation des textes. Au-delà de la contestation du rejet de ma candidature, j’ai entrepris d’autres démarches qui visent ni plus ni moins à l’annulation pure et simple des élections à la Fécafoot pour le 24 mai prochain, parce qu’il y a eu trop de vices de forme. Il était de bon ton que la Fécafoot respecte ses statuts et rien n’a été respecté nulle part.

Quelles instances allez-vous saisir dans le cas du rejet ?

Le code électoral de la Fécafoot dit qu’en matière de contentieux électoraux, une fois que la commission de recours a rendu son verdict, on n’a même plus le droit de saisir une autre instance. C’est excessif. Sur le plan administratif et républicain, je vais saisir le ministère des Sports, le Comité national olympique, les services de la primature et ceux de la présidence de la République pour dénoncer toute cette mascarade électorale. Parallèlement, je vais saisir la Fifa, et ensuite le Tribunal arbitral du sport. Je pense que tant que je n’ai pas épuisé toutes les voies de recours, je m’estime candidat légitime au poste de président de la Fécafoot pour les élections, quelle que soit la date où elles vont avoir lieu.

Avez-vous déjà constitué votre liste ?

Les élections se sont déroulées au niveau régional, et jusqu’à date, il est difficile d’accéder aux listes officielles des délégués par région. Tout comme il est quasiment impossible d’accéder aux procès-verbaux qui ont fait suite aux élections départementales. C’est dire tout le flou artistique qui entoure le processus électoral à la Fécafoot où on a tout fait sauf les élections. On a procédé aux nominations des délégués dans les départements et dans les régions.

On a procédé plus à une sélection de qui pourra venir plébisciter monsieur Iya Mohamed le 24 mai prochain. Il n’y a pas eu élection à la Fécafoot depuis le 23 mars dernier. Je le confirme et je le garantis d’un ton très énergique, il ne devrait pas y avoir des élections le 24 mai parce que tout a été bafoué, vicié, verrouillé depuis la base, parce que quand on est fort, on va aux élections.

La Fécafoot a triché, c’est-à-dire les dirigeants qui organisent ces élections. On a désigné des gens qui étaient partie prenante aux élections comme des superviseurs. Toute chose qui est contre la morale et l’éthique en matière électorale. Il faut mettre des gens neutres à défaut d’une commission indépendante. Malheureusement, on a vu Charles Emedec à gauche, Essomba Eyenga à droite, Mayebi, Dr Mveng sillonner les régions pour aller influencer le vote, ce qui est contestable.

Achille Chountsa

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