21/09/2009 15:46:45
F1 - Renault , tape sur les doigts
Après quelques heures de délibération, le Conseil mondial de l'automobile a rendu son verdict dans le « crash-gate »: deux ans de sursis.
Radio-Canada
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Nelson Piquet fils

Après quelques heures de délibération, le Conseil mondial de l'automobile a rendu son verdict dans le « crash-gate »: deux ans de sursis.

Renault est ainsi menacée d'une exclusion définitive de la F1 si elle commet une nouvelle infraction grave dans les deux prochaines saisons.

L'écurie française a évité la plus lourde sanction, une exclusion à vie, en se reconnaissant elle-même coupable de tricherie au Grand Prix de Singapour 2008.

Par contre, l'ex-directeur Flavio Briatore, au centre de ce scandale, a été interdit de toute activité en F1. Son ingénieur en chef Pat Symonds est suspendu pour cinq ans.

« La pénalité est la plus ardue possible, une exclusion à vie, a expliqué le président de la Fédération internationale de l'automobile, Max Mosley. Toutefois, parce que Renault F1 n'avait aucune responsabilité morale dans ce qui s'est produit, la compagnie Renault encore moins, ce serait mal dans les circonstances d'imposer une suspension immédiate. »

Le Conseil reconnaît tout de même que les agissements de Renault ont « compromis l'intégrité du sport et mis en danger la vie des spectateurs, des autres pilotes et de Nelson Piquet fils ».

Le pilote qui a bénéficié de la manoeuvre déloyale, Fernando Alonso, a quant à lui été blanchi de toute faute. Autrement dit, la FIA admet qu'Alonso ne savait rien de la machination destinée à le faire gagner.

L'audience

Plus tôt dans la journée, le Conseil mondial de l'automobile avait entendu pendant une heure et demie, à Paris, les pilotes Nelson Piquet fils et Fernando Alonso, ainsi que Bernard Rey, président de Renault F1.

Les auditions sur l'affaire de Singapour avaient pris fin peu après 11 h (5 h HAE) et le Conseil mondial, composé de 26 membres (dirigeants de la Fédération internationale de l'automobile et représentants de clubs automobiles du monde entier), s'était retiré pour délibérer.

Les deux principaux protagonistes de l'affaire, Briatore et Pat Symonds, n'étaient cependant pas présents. Ils ont annoncé leur départ de Renault mercredi dernier.

Rappel des incidents

Symonds et Briatore ont demandé à Nelson Piquet fils de projeter volontairement sa monoplace contre un mur pour favoriser la victoire de son coéquipier Fernando Alonso à Singapour en 2008. L'Espagnol avait d'ailleurs remporté l'épreuve.

« En présence de M. Briatore, Symonds m'a demandé si j'étais prêt à sacrifier ma course pour l'équipe en causant l'entrée d'une voiture de sécurité, a expliqué Piquet. M. Symonds, en utilisant une carte, m'a montré le virage précis où je devais m'accidenter.

« Ce virage (no 17) a été choisi parce qu'aucune grue ne s'y trouvait, qui aurait permis d'enlever rapidement la voiture de la piste. [...] La voiture de sécurité serait alors nécessairement déployée. »

Le témoignage de Piquet a d'abord été contredit par Briatore et Symonds dans des documents soumis à la Fédération internationale de l'automobile (FIA). Ils ont admis avoir eu une rencontre avec le pilote le matin de la course, mais ont soutenu que Piquet lui-même a suggéré de sortir de piste.

Piquet fils a été licencié par Renault début août. Quelques jours auparavant, Nelson Piquet père, triple champion du monde de F1, aurait averti le président de la FIA Max Mosley de l'affaire de Singapour.

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