17/10/2012 17:15:29
Non qualification du Cameroun. Chronique d'un chec programm
Retour sur une issue sombre qui s’est annoncé longtemps.
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Lions indomptables du Cameroun

Retour sur une issue sombre qui s’est annoncé longtemps.

La voie qui donne à la Coupe d’Afrique des nations (Can), a semblé aisée pour le Cameroun. Trois victoires contre une seule défaite. Et pourtant, c’est cette seule défaite qui a le plus raisonné.

La défaite des Lions indomptables à Praïa (0-2) le 8 septembre dernier aura finalement montré que le chemin pour Afrique du sud 2013, était tortueux. Puisqu’avec un écart de deux buts, l’équipe nationale du Cameroun avait une pression psychologique et devait d’abord remonter la pente, avant de tenter de prendre le dessus. Un défi qui s’est avéré difficile pour Samuel Eto’o et ses coéquipiers. Malgré le soutien incommensurable d’un public venu particulièrement nombreux apporter son appui à une équipe jadis vomie par les siens.

Exempt du tour préliminaire, le Cameroun est rentré en compétition au premier tour, par une courte victoire (0-1) contre la Guinée Bissau. But marqué par Choupo-Moting, le 29 février à Bissau. Alors que Samuel Eto’o est sous le coup d’une suspension de huit mois de la Fédération camerounaise de football, suite à son implication dans la mutinerie des joueurs à Marrakech le 14 novembre 2011. La manche retour sera sanctionnée à Yaoundé le 16 juin dernier par le même score. But marqué cette fois-par Benjamin Moukandjo. Toutes des «victoires sans convictions», telle que l’ont fait remarquer la plupart des observateurs, au regard de la qualité de l’adversaire. Alors que les choix tactiques d’un entraîneur jamais accepté par le ministère des Sports, sont contestés.

L’intervention vaine du politique

Le tirage au sort pour le second et dernier tour semblait favorable au Cameroun. Le Cap vert, alors 65ème pays au classement Fifa, après avoir gagné 17 places. Et pourtant, les Lions indomptables sont battus par 2-0 à Praïa. Des manifestants assiègent le siège de la Fécafoot, pour dire leur courroux à propos de la gestion du ballon rond par la fédération. Exigeant le départ de l’équipe à Iya Mohammed. Le retour de Samuel Eto’o qui a décliné sa sélection par Denis Lavagne, alors sélectionneur de l’équipe nationale. La pression monte.

Jusqu’à l’intervention du politique. Selon des sources, la présidence de la république instruit le Premier ministre de régler le problème. Le 13 septembre 2012, Adoum Garoua, le ministre des Sports et de l’éducation physique, tacle Denis Lavagne, en le suspendant de ses fonctions, et nomme Jean Paul Akono, directeur technique national adjoint numéro un, aux affaires. Par la suite, Samuel Eto’o est reçu par le Premier ministre, Philemon Yang, en compagnie de Rigobert Song, avec qui la brouille est à l’origine du pourrissement de l’ambiance dans la tanière.

Le nouvel entraîneur, jadis très critique des choix tactiques de son prédécesseurs, est témoin. Celui qui a perdu le brassard de capitaine à Praïa, au profit de Nicolas Nkoulou, son adjoint, annonce son retour en sélection. La suite, c’est un appel à l’union sacrée. Pour sauver ce qui pouvait encore l’être. Il y a eu victoire (2-1) au stade Ahmadou Ahidjo. Mais insuffisante pour l’objectif final car le Cap vert a compliqué la tâche en marquant (le premier) au retour. Hélas.

Lindovi Ndjio

 

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