25/10/2012 01:56:17
Can fminine 2012. Forfait en cascade dans la tanire des Lionnes indomptables
A trois jours du démarrage de la compétition qu’accueille la Guinée Equatoriale (du 28 octobre au 11 novembre prochain), l’équipe nationale féminine A, logée dans la poule B avec la Côte d’Ivoire, l'Ethiopie, et le Nigeria se prépare en l’absence de quatre de ses joueuses clés, retenues dans leurs clubs respectifs pour des raisons visiblement illégitimes. 
Le Messager
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A trois jours du démarrage de la compétition qu’accueille la Guinée Equatoriale (du 28 octobre au 11 novembre prochain), l’équipe nationale féminine A, logée dans la poule B avec la Côte d’Ivoire, l'Ethiopie, et le Nigeria se prépare en l’absence de quatre de ses joueuses clés, retenues dans leurs clubs respectifs pour des raisons visiblement illégitimes. 

Les Lionnes sevrées de victoires ont soif de sacre ! C’est à croire qu’elles s’étaient passé le mot. Les pouliches de Carl Enow Ngachu quoique longtemps abandonnées par les pouvoirs publics, rêvent de soulever le prestigieux trophée de la Coupe d’Afrique des nations de leur catégorie qui s’ouvre dimanche prochain à Malabo en Guinée Equatoriale. Il n’y a qu’à les interroger sur l’état d’esprit qui les anime actuellement pour s’en convaincre. « Nous sommes gonflées à bloc, nous suivons à la lettre et dans la discipline les consignes du coach car nous comptons bien défendre les couleurs de notre pays et faire la plus belle Can de notre histoire ».

Jeannette Ngo Ndom, l’auteure de ces propos trahit là le patriotisme et la hardiesse qui sont les maîtres mots de la tanière depuis trois semaines que les fauves sont entrées en cage pour une mise au vert. Pour Gabrielle Aboudi Onguéné, le Cameroun aura son mot à dire à ce rendez-vous continental. Toute chose qui passe par une bonne préparation et un état d’esprit trempé dans de l’acier. L’attaque camerounaise dont elle en est l’une des pièces maîtresse ne doit laisser aucun répit aux adversaires qui partagent la poule B. Il faudra absolument résoudre ces trois équations pour passer le premier tour et espérer faire partie du carré d’as.   

La tâche s'annonce donc ardue pour le Cameroun malgré son palmarès éloquent (médaillé d'or des Jeux africains de Maputo au Mozambique, meilleure équipe africaine décernée par la Caf et vice- champion d'Afrique 1991 et 2004 Ndlr). Enow Ngachu le sait. Lui qui a tenté un second galop d’essai face à la sélection sud-africaine lundi dernier à Yaoundé (1-1). Une rencontre que le technicien qualifie de judicieuse en dépit du score qui en découle puisque « cela nous a permis de déceler beaucoup d'erreurs que nous allons essayer de rectifier. Nous nous sommes créés beaucoup d'occasions sans parvenir à marquer des buts. C’est l’occasion pour nous de revoir les rappels techniques et tactiques », avoue-t-il. Seront forfait de l’expédition guinéenne, quatre joueuses professionnelles retenues par leurs clubs européens respectifs. 

Il s’agit de Nchout Njoya Ajara (attaque) et Augustine Ejangue Sidiki (défense) qui évoluent a Energiya Voronezh en Russie ; Jeannette Ngog Yango (milieu de terrain) sociétaire de Katowice en Pologne. Les dirigeants desdits clubs estiment qu’ils n'ont pas l'obligation de les libérer parce que la Can féminine ne figure pas dans le calendrier de la Fédération internationale de football association (Fifa). Quant à Madeleine Ngono Mani (attaque) qui brille pourtant dans son club Guingamp en France, elle n’a pas été convoquée. Le coach estime qu’il y a aussi certaines qui marquent des buts et qui jouent la Champion’s League comme elle. « C’est un choix tout simplement. Nous avons appelé d’autres professionnelles qui jouent à ce poste car il faut aussi penser à la relève. Elle a beaucoup donné au pays et elle reste sélectionnable. Les portes de la sélection ne lui sont pas fermées ».

Cauchemar

En dépit de ces forfaits, le « Onze national » compte faire oublier aux fans le laborieux apprentissage des Jeux olympiques de Londres. Avec 11 buts encaissés contre un seul inscrit, trois matchs, trois défaites sur des scores fleuve. Une défense poreuse, un milieu de terrain sans relief et une attaque stéréotypée, un encadrement technique dépassé par les événements. Une joueuse (Drusille Ngako) qui prend le large et laisse ses coéquipières dans l’émoi, le Cameroun a presque touché le fond dans le tournoi olympique de football féminin. Raïssa Feudjou et ses coéquipières n’ont pas réussi à remporter le moindre point dans cette compétition. Tétanisées d’entrée de jeu par le Brésil (0-5), laminées par la Grande Bretagne (3-0), et battues à plate couture par la Nouvelle-Zélande (3-1), elles ne veulent plus revivre ce cauchemar. 

Entrées en stage le 11 septembre à Yaoundé, les Lionnes avaient déjà livré deux autres matches tests, contre la Rdc à Kinshasa (0-0) et une sélection masculine à Yaoundé qui s'est imposée par 4 buts à 0. Pour ce stage bloqué, Enow Ngachu a convoqué dans un premier temps 25 joueuses parmi lesquelles treize professionnelles en provenance de Suisse, de Russie, de Roumanie, de Serbie, de France et du Nigeria. Avant de se rendre en Guinée équatoriale, le Cameroun envisage de livrer une ultime rencontre amicale face au Ghana, non qualifié pour la Can-2012. En rappel, les supers Falcons du Nigeria, ayant remporté huit (1991, 1995, 1998, 2000, 2002, 2004, 2006 et 2010) des neuf championnats d'Afrique des nations depuis la première édition en 1991, restent les favories de cette compétition. Cette sélection africaine est aussi la seule équipe africaine à avoir atteint les quarts de finale de la Coupe du monde féminine en 1999, sur six participations (1991, 1995, 1999, 2003, 2007 et 2011). Le Cameroun est prévenu. 

Christian TCHAPMI

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