14/11/2012 03:32:57
Fcafoot. Querelles et dsaccords autour de la paternit du nouveau sige
Du sable dans le gâteau de la Fécafoot ? Des ex-habitants déguerpis du site qui revendiquent à la Communauté urbaine de Yaoundé le paiement de leurs indemnités de dédommagements, ont pris d’assaut l’entrée du site abritant la cérémonie de pose de la première pierre de cet édifice hier mardi 13 novembre 2012.
Le Messager
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Nouveau Siège de la Fécafoot

Du sable dans le gâteau de la Fécafoot ? Des ex-habitants déguerpis du site qui revendiquent à la Communauté urbaine de Yaoundé le paiement de leurs indemnités de dédommagements, ont pris d’assaut l’entrée du site abritant la cérémonie de pose de la première pierre de cet édifice hier mardi 13 novembre 2012.

Il est 10h30. Nous sommes au quartier Warda, précisément au lieu dit « Ancien Montée Aurore». Il fait une chaleur suffocante. On transpire à grosses gouttes. Le trajet Chapelle-Messa-Palais des sports est bloqué momentanément. Le temps que se déroule la cérémonie de pose de la première pierre du nouveau siège devant abriter dans neuf mois les bureaux de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot). La file interminable de grosses cylindrées qui se garent successivement à l’entrée du site retenu pour la circonstance, suffit à comprendre que c’est un grand événement qu’on s’apprête à vivre.

De l’extérieur, on peut même déjà écouter des louanges à la gloire d’Iya Mohammed, chantées par une bonne brochette de groupes de danses traditionnelles invités. Le tout noyé dans un vacarme assourdissant provoqué par des hauts parleurs situés aux quatre coins du site déjà investi par une marée humaine. Mais cette ambiance festive tranche avec celle qui se vit à un jet de pierre de l’entrée. Là, une quinzaine de personnes, la mine patibulaire, brandissent des pancartes sur lesquels on peut lire « Nous revendiquons nos lots, nous ne sommes pas des vandales. Payez nous nos droits » ; ou encore « Depuis 2008, nous vivons dans la misère. Il faut que ça cesse » ; « où sont passées nos indemnités de déguerpissement ? Nous avons marre de souffrir »

Constitués pour la plupart d’adultes et de vieillards, ceux-ci, en dépit de l’intervention des forces de maintien de l’ordre qui leur demandent gentiment de libérer la voie publique, ne sont pas prêts à quitter les lieux. A les voir on pourrait penser à mouvement syndical. Que non ! Ce sont plutôt des ex-habitants de Warda qui exigent de la Communauté urbaine de Yaoundé (Cuy) que leur soient reversées des indemnités de dédommagements et de recasement sans lesquelles ils vont continuer à manifester.

L’histoire, apprend-on, remonte en août 2008. La Cuy, engagée dans une vaste opération de déguerpissement décide de raser les habitations de fortunes situées dans le voisinage du palais polyvalent des sports dont les travaux de finition sont amorcés. 2500 m² soit 35 lots sont ainsi libérés pour être ensuite revendus à la Fécafoot qui cherche un site viable pour y ériger son nouveau siège. Gilbert Tsimi Evouna va d’ailleurs rassurer les populations déguerpies de ce que des indemnités de déguerpissement leur seront payées. 

Indigence

« Il nous a demandé de monter des dossiers pour rentrer en possession de nos droits et nous a également promis de s’occuper de notre recasement », raconte un riverain, brandissant le plan de localisation de la trentaine desdits lots. Mais après plus rien. La Cuy serait restée de marbre, totalement indifférente à l’indigence dans laquelle vivent ces pauvres gens désormais devenues à contrecœur des sans abris. « Même les multiples recours engagés auprès des autorités administratives ont été sans suite », confie Paul Alfred Dada Matcheje, l’un des chefs de file des manifestants. Informé quelques minutes plus tard, Kildadi Taguieke Boukar le sous préfet de Yaoundé II,  va descendre sur les lieux pour tenter de rassurer les contestataires. « Calmez-vous. J’ai compris. Je vais discuter avec le délégué et nous allons régler la situation d’ici peu», tranche, le chef terre. Une autre promesse fallacieuse ?

Focal. Le nouveau siège en bref

R+4. C’est un bâtiment imposant, une architecture futuriste constituée d’un  jardin, d’un rez de chaussée, de quatre étages, des accès et des cheminements piétonniers qui couvre une superficie de 2500m². A l’intérieur, le système distributif de l’immeuble a son point de départ à l’entrée principale sous la grande boule de crystal (Plexi glass). Le passage de l’extérieur vers l’intérieur est filtré par une zone intermédiaire (le portique) et la transition est garantie par le grand hall de l’entrée au rez-de-chaussée. « Cette donnée a motivé et orienté le choix d’un portique selon le modèle de Perrin Fayelle (déjà utilisé au boulevard du 20 mai), système constructif qui a l’avantage d’uniformiser la vue à partir de la rue pour tous les bâtiments et d’apporter un élément de monumentalité en plus elle offre la possibilité d’effectuer des promenades couvertes dans toute la zone en tout temps », explique Simon Fobi Nchinda, maître d’œuvre.

A l’arrière du bâtiment, un système de passage piétonnier côtoie le parcours pour voitures. L’accès par véhicules est garanti d’un parking d’une capacité de 28 véhicules dont 02 places couvertes. A l’avant, en plus des éléments d’embellissement de l’espace publique, 08 autres parkings ouverts sont prévus. Le  nouveau siège comprend également un restaurant de 52 places assises, des locaux destinés aux installations techniques… La durée des travaux confiés à l’entreprise Guimar Cameroun est fixée à neuf mois.

Christian TCHAPMI

Nouveau siège de la Fécafoot

 

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