30/11/2012 03:20:51
Rvolte. Emmanuel Adebayor sur les traces de Samuel Eto'o Fils
Invité lundi dernier sur les antennes d’une radio togolaise, l’attaquant de Tottenham a accusé la Fédération togolaise de football (Ftf) et notamment le président Gabriel Améyi de ne pas avoir payé les primes du match amical du 14 novembre face au Maroc. Un scénario qui rappelle l’embarrassant Marrakechgate pour lequel le capitaine des Lions indomptables avait écopé d’une suspension l’an dernier. 
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Emmanuel Adebayor

Invité lundi dernier sur les antennes d’une radio togolaise, l’attaquant de Tottenham a accusé la Fédération togolaise de football (Ftf) et notamment le président Gabriel Améyi de ne pas avoir payé les primes du match amical du 14 novembre face au Maroc. Un scénario qui rappelle l’embarrassant Marrakechgate pour lequel le capitaine des Lions indomptables avait écopé d’une suspension l’an dernier. 

Adebayor menace ! A moins de deux mois de la Coupe d’Afrique des nations, la tension monte chez les Eperviers du Togo. Dans une sortie médiatique très remarquée, l'attaquant vedette de la sélection a ouvert le feu sur la fédération, et menacé de rester à Tottenham cet hiver. Les mots sont cinglants, le ton est dur et les menaces précises. Interrogé par la radio togolaise Fréquence 1, le joueur s'en est violemment pris à la Ftf et notamment à son président Gabriel Améyi, accusé de ne pas mettre les joueurs dans les meilleures conditions alors que la compétition est imminente. « A la Fédération, chacun pense à sa poche. Nous n’avons pas été réglés pour les primes de voyage de campement. Certains en ont eu, d’autres ont eu la moitié, etc. C’est dommage. Je ne sais pas comment on peut préparer une Can comme cela », a lâché l’attaquant fétiche du  Onze togolais.

Et de poursuivre, « lorsque les joueurs viennent me voir pour me demander leurs primes après le match, j’ai eu honte parce que je ne savais pas quoi leur dire. Quand le président me dit qu’il n’y a pas de primes, et qu'après la rencontre j’appelle les membres de la Fédé marocaine pour savoir comment le match a été organisé et qu’ils me disent qu’ils ont versé 35.000 euros à Améyi pour ce match, je me suis demandé où allons nous ? L’argent est parti où ? Je ne sais pas. Est-ce que le président ment ?»

Très contesté dans son pays, le président de la Fédération togolaise n’a pas attendu longtemps pour répondre. Ce d'autant plus que, toujours dans cette interview, « Sheyi » a également accusé, à mots à peine couverts, le dirigeant de certains détournements. En l'occurrence, ceux des équipements Puma destinés aux joueurs de la sélection. Ne pouvant supporter ce gros déballage, Gabriel Améyi a donc pondu un communiqué mardi dernier dans lequel l'épineuse question des primes de match constitue le premier objet de la mise au point. « Pour le match contre le Maroc, la Fédération n’a reçu de l’Etat que la somme de 19.229.200 francs Cfa destinée au remboursement des billets d’avion de certains joueurs dont les titres de voyage n’ont pas été émis de Lomé, au paiement des primes de campement, des frais de blanchisserie, pharmacie et eau. En aucune manière, les frais d’organisation versés par le pays hôte n’étaient destinés à payer les primes de victoire des joueurs mais à couvrir les dépenses administratives engagées par la Ftf  avant, pendant et après le match », précise le communiqué fédéral qui rappelle la sortie médiatique de Tombi à Roko Sidiki, secrétaire général de la Fécafoot, quelques jours seulement après le grand déballage de Samuel Eto’o sur la chaîne Canal2. 

Scandale

Au sujet des équipements pour les joueurs, disponible en quantité très insuffisante pour le match contre le Maroc selon Adebayor, les services de Gabriel Améyi se défendent de tout détournement, évoquant un simple retard de livraison. « Le Togo n’a pas de problème d’équipements. Certes, la Firme Puma a bien envoyé du matériel à la Ftf, mais il n’a été réceptionné à Lomé qu’à la veille du match contre le Maroc », peut-on lire. Ces précisions seront-elles de nature à calmer les doutes quant à la capacité des autorités togolaises à mettre leur équipe nationale dans les meilleures conditions en vue de la Can 2013 ? Pas si sûr que cela suffise à calmer la presse qui en a gros sur le cœur quant à ce nouveau scandale qui ressemble étrangement au Marrakechgate qui a provoqué un véritable tôlé dans la tanière des Lions indomptables le même mois l’an dernier et dans le même pays.

On se rappelle qu’après avoir entendu les principaux joueurs concernés en conseil de discipline, la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) avait eu la main lourde en sanctionnant Samuel Eto’o de huit mois de suspension. Jugé responsable de la fronde des joueurs qui avait refusé catégoriquement d’aller jouer un match amical en Algérie si leurs primes de match ne leur étaient pas versées, le quadruple ballon d’or africain avait surtout payé cash pour son attitude lors de son audition où il a fait valoir ses griefs plutôt que de chercher à se justifier. Et si Adebayor était le successeur d’Eto’o dans la saison II ?

Christian TCHAPMI


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