Le peuple peut-il se réapproprier le pouvoir en élevant des lamentations uniquement dans les régions et en laissant au régime issu des holdups électoraux la priorité sur le centre du pouvoir qu’est Yaoundé ? La réponse est évidemment « non ».
Paul Biya le disait déjà lui-même en 1991, comme pour sensibiliser les Camerounais sur ce qu’ils doivent faire pour mettre son régime à mal : « tant que Yaoundé respire, le Cameroun vit ».
Général Valséro, allié de Maurice Kamto à l’élection présidentielle de 2018, s’est inspiré de cette arrogante boutade pour sensibiliser les Camerounais sur ce qu’il y à faire pour que cesse l’oppression : étouffer Yaoundé, prendre Yaoundé.
Aussi demande-t-il aux camerounais du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, du centre comme de la périphérie, de se mobiliser par millions lorsque l’heure sera venue, pour prendre la poste centrale.
Pour ne rien laisser inachevé, l’artiste hip hop qui est considéré comme l’une des voix les plus audibles et les plus importantes de la lutte des Camerounais contre l’oppression du régime, s’adresse à l’armée sur laquelle le régime s’est toujours appuyé depuis trois décennies pour torturer le peuple, pour faire comprendre à cette entité qu’issue du peuple, elle doit être avec le peuple et non avec ses oppresseurs.


