« Au 21 ème siècle, il est admissible de mourir à cause du manque d’électricité », a déclaré Sandrine Mubenga. L’idée d’une mort dû au manque d’énergie électrique a été inconcevable pour l’ingénieure en Génie électrique. L’inventrice de la première voiture hybride électrique/hydrogène, a encore pensé à se tourner vers son pays d’origine le Congo, pour lutter contre la pandémie de Covid-19. Ingénieure et professeur d’université dans l’Ohio aux États-Unis a décidé de joindre sa sapience en Génie électrique aux efforts fournis par le gouvernement Congolais.
Comme un défi lancé, elle a décidé de fabriquer des respirateurs artificiels pour participer à la riposte contre le nouveau coronavirus en RDC. Autrice de moult initiatives dans son pays, Sandrine Mubenga entrevoit à travers son initiative dénommée StemDRC, réunir plusieurs ingénieurs dont certains venants du Congo, pour mettre en œuvre ledit projet et par la même occasion, soutenir le pays. Un pays qui « n’a pas assez d’outils pour faire face à cette pandémie », comme elle l’a déclaré sur son compte officiel Twitter. Elle a reçu le soutien d’une bonne poigne des membres du gouvernement congolais, notamment de l’appui de la première dame Dénise Nyakeru.
Sandrine Ngalula Mubenga fait partie de ces jeunes femmes qui ont décidées de s’écarter de la file monotone des femmes léthargiques. Jeune ingénieure d’origine congolaise, elle a été la première noire à avoir obtenu un diplôme de Génie électrique dans l’Ohio. Ses prouesses dans les domaines de l’invention électrique ont laissé sans voix bien d’américains. Originaire de la ville de Kikwit – ville principale de la province du Bandundu – en RDC, une zone touchée par les pénuries en eau et en électricité. L’histoire de la passion commence lorsqu’à 17 ans, Sandrine alors gravement malade et elle devait se faire opérer d’urgence, malheureusement, l’hôpital de la région était en carence de carburant pour alimenter le groupe électrogène.
Trois jours durant la vie de Sandrine avait été tributaire du courant électrique, elle pouvait passer de vie à trépas à tout moment. Miraculeusement sortie guérie de cette opération, Sandrine Mubenga s’était faite la promesse de changer la situation de l’électricité dans son pays. C’est alors le départ d’une longue aventure tachée de vives réussites auprès de ses pairs, dans le domaine du Génie électrique.
Son invention de 2009, un système qui permet à une voiture électrique de rouler avec de l’hydrogène en y intégrant une pile à combustible à hydrogène, a été très prisée dans la sphère américaine des inventions électriques, en ce qui concerne les systèmes automatiques de voitures. Elle a convié plusieurs autres ingénieurs de pays africains à se joindre à elle pour accroître davantage la production de ces respirateurs, mais aussi, à continuer dans le sens de son initiative. En sus elle a proposé à ses congénères scientifiques, de « développer des projets pour riposter à cette pandémie qui risque de toucher davantage les africains ».
Yvan Ngon



