La mort suspecte du journaliste Samuel Wazizi a suscité beaucoup d’émotion au Cameroun. Toutes les voix qui s’élèvent parlent d’un assassinat odieux en pointant un doigt accusateur sur le régime en place qui l’avait interpellé depuis plusieurs mois. L’ancien ailier des Lions Indomptables Bernard Tchoutang fustige l’indifférence de certains camerounais face à ce crime, loin d’être le premier du genre « Il y a quelques temps à Bafoussam, le jeune Cyrille Ebanga était tué à bout portant par une femme en tenue. Très peu de personnes se sont indignées. Il y a notre sœur Annie Chendjou qui a perdu ses quatre enfants à Bafoussam à cause du manque de couveuses, et une indifférence totale. Chez nous, la mort est devenue banale. Aujourd’hui, notre frère anglophone, Samuel Wazizi a été embastillé, pendant plus de 300 jours, torturé, subissant des sévices corporels.», rappelle le footballeur dans un courroux très prononcé. Il est davantage remonté par le regrettable silence généralisé observé au Cameroun avec cette situation.
«Et je ne peux pas comprendre que certaines personnes détournent encore leur regard, mettent les mains sur le visage pour ne pas voir. A ces gens-là j’ai envie de dire que le peuple vous posera la question demain « où étiez-vous quand on souffrait ? », s’est-il indigné, non sans inviter tous les Camerounais à dénoncer en masse les atrocités dont sont victimes leurs compatriotes. En effet cette solidarité agissante a une valeur symbolique à côté du traitement cannibale que le régime BIYA impose aux Camerounais. Cameroonvoice a appris que le gouvernement n’a pas pris la peine de joindre de Samuel Wazizi pour lui apprendre la nouvelle maacabre jusqu’à ce jour.
Dans les médias, la solidarité agissante des confrères de Samuel Wazizi fait son effet. Les corporations de journalistes sont récemment montées au créneau pour dénoncer cette mort suspecte, tout en exigeant une enquête approfondie.

