« C’est l’Etat Camerounais…Vous ne nous apprenez pas notre travail…C’est l’école du Cameroun, si votre enfant reste en classe je le vaccine…Partez avec votre enfant. Je vous dis s’il reste là je vais le vacciner ,[sans votre aval, NDLR]» C’est sous un ton menaçant qu’un personnel du Ministère de la Santé publique déployé dans une campagne de vaccination contre la Poliomyélite a lancé ces mots à une dame. Cette dernière s’opposait à la vaccination de son enfant à l’école sans préavis, comme cela a été le cas pour tous les camarades de cet enfant âgé d’à peine 5 ans. Filmée par des spectateurs indignés de cette commune au Cameroun, la vidéo de cette dérive grave est devenue virale sur les réseaux sociaux, suscitant des vagues de messages d’indignation.
A en croire les autorités sanitaires (OMS), le poliovirus sauvage, qui est responsable de la poliomyélite, a été officiellement éradiqué en Afrique, mais continuerait de sévir dans certains pays dont le Cameroun. C’est face à cette situation que les autorités sanitaires au Cameroun ont décidé de lancer une nouvelle campagne de vaccination contre la polio. Une campagne, à deux phases, destinée aux enfants âgés de 0 à 5 ans, a appris Cameroonvoice. La campagne ne relève véritablement pas de l’inédit au Cameroun. Les craintes tiennent au contexte actuel et à la démarche du régime BIYA. En effet selon des observateurs avertis, les protocoles qui régissent les périodes d’épidémie ne sont pas généralement respectés. Cette campagne visiblement commandée par l’OMS est fortement remise en cause et combattue parce qu’on soupçonne à l’organisation d’y trouver une opportunité de procéder à des expérimentations en prenant les innocents africains comme cobayes.
Selon les usages, les officiels camerounais devaient au préalable procéder à la sensibilisation des parents des jours avant cette campagne. Ceci permet au parent de savoir la décision à prendre pour leurs enfants. Les parents ne sont, en effet, pas obligés de donner leur accord pour la vaccination de leurs enfants comme le dispose le Droit de la Santé. En droit de la santé, le consentement libre et éclairé implique que le médecin est tenu de présenter clairement au patient tous les risques d’une conduite thérapeutique. Le consentement doit être libre, c’est-à-dire en l’absence de contrainte, et éclairé, c’est-à-dire précédé par une information. Au Cameroun, la quasi-totalité des parents ont été surpris par cette entreprise, pis encore, bon nombre de ces innocents on été vaccinés dans leurs établissements sans l’aval de leurs parents.
A l’observation, le ministère de la Santé Publique au Cameroun chosifie les enfants et ses émissaires sont préparés pour compromettre l’avenir de ces innocents qui n’y comprennent rien; tout en méprisant leurs parents. Sans doute pour émouvoir les parents, Manaouda Malachie, le ministre de la Santé publique, informe à longueur de tweets muets et sans illustration, que sa fille est parmi les vaccinés. Si cela est vrai, il oublie de préciser que c’est parce qu’il en a donné l’autorisation comme devraient le faire tous les parents.


