Pour la huitième fois consécutive, l’Association de lutte contre le Sida et l’enfance meurtrie (Alsem), s’est déployée à Douala, à l’effet de réconforter et sensibiliser la jeunesse en détresse.
A l’occasion de la célébration de la 33e journée mondiale de lutte contre le Sida, le 1er décembre 2020, l’Association de lutte contre le Sida et l’enfance meurtrie (Alsem), était, pour la huitième fois consécutive, au lieu dit carrefour Ndokotti, pour réconforter et sensibiliser les jeunes en détresse, communément appelés enfants de la rue. L’Alsem, sous la houlette de madame Wankam Micheline, fait partie de ces rares associations qui vont au-delà de la simple cogitation intellectuelle du 1er décembre et autre cérémonies protocolaires pour descendre sur le terrain à l’effet de sensibiliser, et apporter le réconfort, leur soutien aux compatriotes potentiels victimes du sida.
Comme les précédentes années, le «un repas pour les sans-abris» était au rendez-vous. Fait marquant cette année, Micheline Wankam qui était physiquement absente l’année dernière, était présente, cette fois à Ndokotti, à la grande joie de « ses enfants » qui ont pu à nouveau bénéficier de sa présence rassurante, de ses conseils judicieux et de son soutien pratique.
Et comme de tradition, les jeunes concernés, habillés aux couleurs de l’Alsem, ont écouté attentivement le bref mot de madame Wankam avant de passer aux choses véritablement sérieuses. En effet, l’ALSEM a ajouté à l’action de sensibilisation par les tee-shirts véhiculant des messages de circonstance qui ne sauraient manquer en cette journée mondiale de lutte contre le Sida.
La suite qui ne s’est pas fait attendre, était le succulent repas, copieux à souhait, et arrosé de jus de fruits. Ce repas qui a été apprêté avec beaucoup de soins les enfants de la rue (qui sont nombreux à Ndokotti et aux environs, a été étendu aux conducteurs de motos-taxi, aux jeunes élèves de retour de classe, aux vendeurs à la sauvette du coin et à tous les flâneurs qui abondent dans carrefour mythique à l’heure de pause.
Le temps des doléances
Le rendez-vous du 1er décembre 2020 comme les précédents n’a pas échappé à la phase des doléances. En réalité la liste des doléances de ses jeunes enfants qui vivent dans précarité absolu est longue comme l’année. Et c’est aussi cela le but de cette manifestation du 1er décembre : Au-delà du repas, l’ambition est d’apporter un peu de chaleur, de réconfort à cette jeunesse en détresse, et à tous les démunis qui écument la zone de Ndokotti. Bien plus, c’est le lieu de faire connaitre l’Alsem à ceux qui vivant les mêmes tribulations, de savoir que quelque part dans cette ville insensible qu’est Douala, il y a une porte ouverte, pour eux, il y a une oreille qui ne demande qu’à les écouter, il y a un cœur pour les soutenir.
En effet, l’Alsem, qui s’occupe de la lutte contre le Sida et de l’enfance en difficulté, est permanemment sur le front de l’assistance et de la solidarité aux enfants de la rue, dans son siège. La manifestation de solidarité organisée à Ndokotti contribue à atteindre un plus grand nombre d’enfants de la rue et de démunis pour partager avec eux à travers un repas, un peu de chaleur, un bon moment. C’est aussi une occasion d’indiquer à ces nécessiteux la bonne oreille, la bonne adresse en cas de besoin.
Ecce homo
Organisation non gouvernementale américaine basée au Gabon et dont le président est Eric Kakey Eyi, l’Alsem a une branche très dynamique au Cameroun, dirigée par Mme Wankam Micheline. Fort du capital de confiance dont jouit cette association, elle bénéficie de l’aide de nombreux partenaires et autres généreux donateurs au nombre desquels l’on peut citer en bonne place, Samuel Tonkam (Etats unis d’Amérique), Jacqueline Chaput, Simon Chaput, Christian Bassong Nyem et Dr Sira (Canada). De même sur un plan purement local, L’Alsem est soutenu par des commerçantes du marché Nkololoun situé dans le 2e arrondissement de Douala, la société Santa Lucia, et diverses autres bonnes volontés, tous mobilisés pour aider l’Alsem, Madame Wankam et son équipe à apporter un mieux-être aux jeunes en détresse de la métropole économique du Cameroun.


