On croirait avoir affaire au Yemen, à la Syrie, à l’Iran ou l’Arabie Saoudite, au Cameroun. Et pourtant ces pays du golfe persique ou arabique, d’aversion réputée pour la liberté de la presse n’ont pas osé ce que Israël, la seule démocratie du Moyen-Orient vient de “réaliser” en quelques jours seulement d’Affrontements avec le Hamas. Bravement, sans le moindre scrupule, comme un grand : le bombardement des locaux de 23 médias –aussi bien palestiniens qu’internationaux- installés dans la bande de Gaza.
L’organisation de défense et de protection de la liberté de presse et des journalistes Reporters Sans Frontières (RSF)parle notamment de la représentation sur place de l’agence de presse américaine Associated Press (AP) et celle de la chaîne qatarie Al-Jazeera.
Comble de pied de nez
Le comble est qu’en plus de cette ignominie, l’État hébreu s’essaie depuis à une prise en otage intellectuelle de l’opinion publique internationale en se livrant à une entreprise de mystification qui n’abuserait même pas un taré congénital. Selon Tel-Aviv, n’aurait effectué des frappes meurtrières sur les locaux de médias, qu’à cause de la présence du Hamas dans ces bureaux, obligeant Tsahal, son armée, à faire de ces immeubles des objectifs militaires légitimes : « Le bâtiment abritait aussi les bureaux de médias civils, derrière lesquels le groupe terroriste Hamas se cache et qu’il utilise comme boucliers humains ». affirme Israël, qui avoue de fait avoir tué des civils parce que ces derniers, pris en utilisés comme boucliers humains par le Hamas, n’ont pas forcé pour quitter les lieux et se faire tuer par l’organisation nationaliste. En fait les civils présents dans l’immeuble ne seraient dans ce sens que des condamnés à mort qui auraient été exécutés de toute façon, soit par le Hamas, soit par Tsahal. « Absolument faux sur le plan juridique », rétorque Reporters Sans Frontières qui fait remarquer qu’il suffit que les belligérants sachent que les immeubles en question abritent aussi des civils, en l’occurrence des journalistes qui y étaient avec leurs équipements, pour que le prétexte de la présence des “terroristes” du Hamas ne tienne plus la route.
« En détruisant volontairement les infrastructures de médias, l’armée d’Israël a violé la résolution 2222 sur la protection des journalistes adoptée à l’unanimité en mai 2015 par le Conseil de sécurité de l’ONU, ainsi que les Conventions de Genève et le Statut de Rome applicable aux Territoires palestiniens », s’est insurgée RSF.
Gary Pruitt, patron de l’agence Associated Press qui a publié quant à lui un communiqué, qualifie de « développement incroyablement inquiétant » ce qui s’est passé le 15 mai à Gaza où, dit-il, « Nous avons évité de justesse de terribles pertes humaines ».
Et avec ça, Israël qui commet les mêmes atrocités à chaque fois et attend à chaque fois que les Palestiniens adoptent une posture de pacifistes, va continuer d’espérer qu’il vivra un jour en paix avec le monde arabe.
Difficile au regard de la cruauté dont son armée fait montre, comme l’illustre ce témoignage de Jawad Mehdi, propriétaire de la tour Jala qui a été bombardée par Tsahal.
Selon nos confrères canadiens de “La presse“, « Un officier israélien du renseignement l’avait prévenu avant la frappe qu’il disposait d’une heure pour faire évacuer le bâtiment. Il a demandé 10 minutes supplémentaires pour que les journalistes puissent emporter leur équipement, mais a essuyé un refus. ».
Au regard du traitement qu’Israël inflige aux êtres humains en Palestine, on comprend que tous les pays, africains notamment, avec lesquels il est lié par une coopération militaire, sont des pays où les droits humains n’ont aucune espèce d’importance. Le Cameroun par exemple.



