L’organisation non gouvernementale Vanguard Africa dont l’objectif est de participer à la construction des nations africaines démocratiques vient de se joindre au concert des dénonciations qui ont suivi les menaces d’assassinat proférées à l’encontre du leader de l’opposition camerounaise Maurice Kamto par des agitateurs pour démontrer leur soutien au dictateur camerounais Paul Biya et son épouse Chantal –en séjour en Suisse depuis le 11 juillet pour des raisons der santé-.
Comme les Camerounais et les nombreux observateurs qui ont exprimé clairement leur vif désaccord avec cette démarche criminelle publiée sur la toile par ses auteurs pour prouver à qui ne le savait pas encore, que le Cameroun est un bien privé de Paul Biya, et que désormais le clan sur lequel s’adosse le régime de celui-ci est prêt à tout, y compris à verser le sang des Camerounais de l’intérieur pour faire taire ceux de la diaspora qui ont la possibilité de s’exprimer librement, l’Ong s’est dit « très préoccupée - une fois de plus - par les menaces continues proférées contre le chef de l’opposition démocratique du Cameroun
Maurice Kamto », et a estimé que « Les attaques contre son domicile sont inacceptables » et que « Les auteurs doivent être tenus responsables ».
Notons que pour faire bonne mesure, et surtout pour s’attirer la sympathie des autorités de la Suisse où séjourne monsieur et madame Biya, Samuel Mvondo Ayolo, le Directeur du cabinet civil de la présidence de la République qui accompagne le “souverain” camerounais a cru faire une sortie en affirmant que leur régime « ne peut pas condamner des actes à l’extérieur et les tolérer au Cameroun », et que « Ceux qui se rendront coupables de tels actes seront mis à la disposition de la justice ». Evidemment, personne n’y croit vraiment, car ce n’est pas au DCC de faire de pareilles affirmations lui qui n’est ni ministre de l’Administration territoriale, ni le ministre de la Justice, et encore moins le chef de la police ou de la gendarmerie. Certes il dispose de nombreux pouvoirs non officiels qui lui permettent peut-être de faire emprisonner pendant pratiquement deux ans un journaliste accus par une de ses amantes de l’avoir offensée à travers les réseaux sociaux, mais menacer de faire appliquer la loi contre des criminels revendiquant leurs affinités indiscutables avec le régime ne ressortit pas de ses compétences.
S’il veut démontrer le contraire, qu’il fasse déjà arrêter le minable individu, un soi-disant Billy AKelle, qui est allé menacer Kamto à son domicile comme a été arrêté le planteur de Njombé Penja qui s’en est récemment pris aux membres du gouvernement auteurs présumés des détournements des milliards du fonds de solidarité COvid-19.
Rappelons que lundi 12 juillet 2021, une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux a montré un homme menaçant de mort l’opposant camerounais devant sa résidence au quartier Santa Barbara à Yaoundé. A ce jour, l’individu n’a pas été inquiété, dans un pays où, semble-t-il, des insultes sur les réseaux sociaux contre des criminels en col blanc, fussent-ils présumés, sont plus graves qu’une menace de mort faite directement contre autrui.


