C’est le ministère de la Défense qui a révélé l’information ce 27 juillet à l’opinion publique. Le document produit par ce département ministériel renseigne que l’attaque a eu lieu dans la nuit de lundi à mardi près de la frontière avec le Nigeria. Trois soldats et un civil ont également été blessés dans l’attaque, selon le communiqué lu à la radio d’État. Un groupe « de terroristes lourdement armés de la secte Boko Haram, à bord de plusieurs véhicules tactiques légers, a attaqué le poste de commandement près de Zigue », révèle le communiqué.
Si le ministère de la Défense ne donne pas tous les détails à ce sujet, le document apprend que certains adeptes du groupe terroriste ont été neutralisés dans l’assaut. Les militaires sont en alerte dans toute la partie septentrionale du Cameroun pour empêcher de nouvelles attaques. Le groupe semble avoir gagné en influence après une restructuration interne.
Les membres de Boko Haram et d’un groupe dissident, l’État islamique en Afrique de l’Ouest, ont mené des attaques de plus en plus meurtrières contre les forces de sécurité et les civils dans l’extrême nord du Cameroun, ainsi qu’au Nigeria, au Niger et au Tchad voisins. Ils enlèvent fréquemment des civils, notamment des femmes et des enfants.
L’attaque de Zigue vient en rappeler une autre. On se souvient que la secte islamiste avait mené un assaut le 24 juillet dernier, qui a coûté la vie à huit soldats camerounais samedi à Sagme, une localité frontalière du Nigeria. À ce jour plus de 36 000 personnes - principalement au Nigeria - ont été tuées, et trois millions ont été contraintes de fuir leur foyer en raison des attaques de Boko Haram selon les estimations de l’ONU.

