614 membres du Parlement de l’Union européenne ont voté pour, 32 contre et 40 abstentions, à la résolution pacifique du conflit armé dans les régions anglophones. (CNA)
Amendement
Considérant que les défenseurs des droits de l’homme et les journalistes indépendants œuvrant à la promotion et à la défense des droits de l’homme dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun sont victimes d’attaques, de menaces et d’autres actes d’intimidation du fait de leur travail légitime; que Felix Agbor Nkongho, avocat des droits de l’homme, éminent défenseur des droits de la minorité anglophone et partisan d’une résolution pacifique de la crise a reçu à plusieurs reprises des menaces de mort de la part des groupes séparatistes armés; qu’il n’est pas la seule personne victime d’attaques et de harcèlement; demande aux autorités camerounaises de cesser de traduire des civils en justice devant un tribunal militaire dans le cadre de procès à l’issue prédéterminée, laquelle est souvent une condamnation à mort, ce qui est illégal au regard du droit international des droits de l’homme.
Le Parlement européen rappelle que la peine de mort n’a pas été appliquée au Cameroun depuis 1997, étape importante sur la voie d’une abolition complète. L’entité rappelle également l’opposition de l’Union à la peine de mort, dans tous les cas et sans exception, non sans demander au gouvernement camerounais de veiller à ce qu’elle soit abolie. Les parlementaires demandent au gouvernement camerounais de ratifier le deuxième protocole facultatif au Pacte international relatif aux droits civils et politiques qui vise à abolir la peine de mort.
Le Parlement demande instamment aux tribunaux de ne pas prononcer de telles sentences et de confirmer qu’ils ne demanderont pas la peine de mort et estime que les autorités camerounaises utilisent régulièrement la Loi antiterroriste de décembre 2014 pour restreindre les libertés d’expression et de manifestation des citoyens camerounais. Le Parlement européen considère enfin que la loi doit être révisée pour la mettre en conformité avec le droit international et le droit camerounais.



