Que savoir sur les réfugiés ?
Est qualifiée de réfugié toute personne ayant déserté son pays d’origine en raison du risque qu’elle courait d’être victime d’oppression, de persécution ou d’atteinte grave à ses droits humains élémentaires. Pour de plus amples explications du sujet, cliquez ici.
Ainsi, les persécutions dont il est question peuvent se rapporter à l’appartenance communautaire ou à un groupe social, à la religion, à ses opinions politiques, à son ethnie. Les mis en causes se retrouvent de ce fait contraints de se déplacer vers d’autres pays, car ne pouvant plus réclamer la protection de leur pays d’origine.
Ils acquièrent donc le droit à une protection internationale. Ceci, parce que leur État n’est pas en capacité ou ne veut pas les protéger.
Peut-on assimiler les migrants aux réfugiés ?
Généralement, ces deux expressions ont tendance à être employées l’une à la place de l’autre un peu comme des synonymes. Il convient de notifier que ces deux statuts ne sont pas substituables entre eux.
Il existe en réalité une différence du point de vue juridique entre les deux statuts. En effet, le migrant est une personne qui, du fait d’une circonstance ou d’une autre, est appelée à quitter son pays de naissance pour aller dans un autre pays pour y résider temporairement ou de façon permanente.
De cette définition, il ressort clairement que les statuts réfugié et migrant ne traduisent pas les mêmes réalités. En revanche, il peut être constaté que ces termes ont un certain point en commun : celui du déplacement vers un pays autre que celui d’origine.
En effet, le réfugié peut être considéré comme étant un migrant dans une certaine mesure. Cela parce que de manière fondamentale, les réfugiés sont une classification des migrants. Par contre, l’inverse est impossible. Tout migrant ne peut être assimilé à un réfugié, car la cause de la migration de ce dernier peut bien être autre que la fuite de la persécution dans son pays.
Comment les réfugiés sont-ils protégés par le droit international ?
Vu que les réfugiés ne sont pas protégés par leur pays d’origine, ils sont d’offices soumis à un régime juridique dénommé « protection internationale des réfugiés ». C’est un droit universel qui est acquis au même moment que le statut de réfugié.
Ce droit est légitimé par le fait que le réfugié devient de par son statut, une personne avec une situation spécifiquement délicate. Cette situation implique forcément donc des garanties de protection spéciale. C’est d’ailleurs ce que consacre l’article 14 de la DUDH.
Parallèlement, la Convention de 1951 a mis en place des mesures formelles à partir desquelles toute demande de refuge est jugée et ne saura être refoulée.



