C’est sur son compte Twitter que l’artiste a publié son message relativement au journaliste Samuel Abuwe Ajieka, dit Wazizi qui a perdu la vie dans des conditions qui restent obscures. Plusieurs organisations nationales et internationales, ainsi que la classe politique camerounaise ont signifié leur indignation , suite à cette mort suspecte.
Le gouvernement qui, comme d’habitude, a voulu camoufler cette affaire en gardant le silence face aux affirmations de torture reprochées à l’armée camerounaise par la chaîne privée Equinoxe et le Syndicat national des journalistes, a finalement réagi récemment. Selon le porte-parole de l’armée camerounaise, le capitaine de Frégate Cyrille Atonfack, « Samuel Wazizi n’était pas un journaliste, mais plutôt un agent de liaison au service des milices séparatistes impliquées dans la crise anglophone ».
Une version des faits du gouvernement qui ne va persuader l’artiste. Pour lui, la mort de Wazizi n’est que le prolongement des méthodes barbares employées par l’armée camerounaise depuis l’époque des guerres d’indépendance et la décolonisation. « Ou est Samuel Wazizi ?? Ils ont fait disparaitre plusieurs compatriotes qui se battaient pour l’indépendance du Cameroun après la pseudo-indépendance. Ils règnent et agissent comme des étrangers dans leur propre pays. Vous allez rendre des comptes tôt au tard », a-t-il écrit sur Twitter.
Critiqué par certaines personnes après cette publication, le musicien a lancé « Puis j ai le droit de faire une indignation sélective si je veux , comme je fais ce que je veux!». Il y a quelques mois, des éléments de l’armée camerounaise étaient accusés d’avoir massacré des compatriotes à Ngarbuh, une dizaine de personnes dont des enfants et des femmes parmi. L’on espère que cette fois, le président de la République va prendre cette affaire de Samuel Wazizi très à cœur et que ces meurtriers ne resteront pas impunis.
MD



