Annoncé pour se tenir ce 28 décembre 2019, un meeting pacifique du Social Democratic Front organisé par l’Honorable Jean Michel Nincheu vient d’être interdit par le Sous-Préfet de Douala 3e.
C’est le jour même de la manifestation que le Sous-préfet de Douala 3e a produit une note pour l’interdire. Entre les lignes de ce document, Ayissi Mvogo Laurent Victor indique que ce meeting pacifique du SDF prévu se tenir au quartier Bonaloka représente « menace réelle de trouble à l’ordre public ». Il est curieux de remarquer que le document est signé un jour non ouvrable et de surcroit le jour même de la manifestation ; la Loi Camerounaise l’interdit.
Dans un communiqué produit ce jour, l’Honorable Jean Michel Nintcheu parle d’un « attentat contre la démocratie et les libertés politiques ». Le Sdf littoral dénonce avec véhémence cet agissement partial de deux poids deux mesures qui impose que seul le parti-Etat puisse avoir droit à l’autorisation d’organiser des manifestations publiques.
Cette interdiction en rappelle d’autres. On se souvient que sous l’ancien sous-préfet de Douala 3e Nouhou Bello les manifestations du SDF étaient généralement empêchées sous le même motif de « menaces graves de trouble à l’ordre public au regard de son objet».
Le Sdf littoral considère cette nième interdiction de manifester comme un acte de provocation inouïe qui intervient de surcroît à la veille des échéances électorales du 9 février prochain.
A en croire les officiels de ce parti « cette atteinte grave aux libertés fondamentales notamment la liberté de s’exprimer et la liberté de manifester, ne restera pas sans suite en cas de récidive en cette veille d’échéances électorales. »



