Une nouvelle « attaque jihadiste » survenu dans le nord du Burkina Faso a causé la mort d’une vingtaine de civils, dans la nuit du samedi 1er au dimanche 2 février à Lamdamol, un village situé dans le nord du Burkina Faso.
L’annonce a été partagée par une source sécuritaire du pays. Bien que l’attaque soit présumée jihadiste, notons tout de même que tout porte à croire qu’effectivement, ce massacre d’une vingtaine de civils de ce village de la province du Séno, est l’œuvre macabre de djihadistes. Le mode opératoire est le même que celui des précédents carnages perpétré par les djihadistes, installés dans le pays depuis près de 3 ans. Des sources sécuritaires évoquent, « des représailles contre les habitants qui avaient été sommés quelques jours plus tôt de quitter les lieux ». C’est suite à cette désobéissance de la part des habitants, que les assaillants auraient décidé d’attaquer. Les dégâts sont exempts de toute ambigüité, le bilan est clair : au total, on dénombre jusqu’ici une vingtaine de cadavres de civils Burkinabés. Selon la source contactée par l’AFP, « Des assaillants lourdement armés et à bord de motocyclette ont littéralement exécuté des habitants de cette localité de la province du Séno ». Le pays qui est en proie depuis plusieurs semaines déjà à des attaques terroristes, se voit assener un autre coup dur, par cette attaque contre des populations civiles innocentes, tout en rappelant que cette assaille survient seulement une semaine après plusieurs autres dans les régions Nord et Centre du pays. La douleur du 25 janvier 2019 où 39 civils avaient été tués dans une attaque djihadiste perpétrée dans la province du Soum, au village de Silgadji. Le Burkina Faso, se retrouve dans un cul-de-sac, il devient dès lors, le terrain d’essaies des infractions et des violences des djihadistes. Ce pays frontalier du Niger et du Mali est confronté à une kyrielle d’attaques djihadistes qui ont causé depuis 2015, Plus de 750 morts. Toutefois, au demeurant, les rapports de l’ONU par rapport au pays de Thomas Sankara ne présagent guère une sortie de crise. De fait, les attaques djihadistes au Mali, au Niger, et au Burkina ont fait 4.000 morts en 2019 et provoqué une crise humanitaire sans pareille. Plus de 600.000 personnes en ont été contraintes à l’exil.
Yvan Ngon



