C’est un communiqué de presse du ministère des Transports signé ce 29 décembre qui a rendu l’information. Il renseigne précisément que les premiers éléments recueillis sur le terrain après l’accident de circulation survenu récemment dans l’arrondissement de Ndikiniméki « font état de manquements graves à la réglementation en vigueur imputables à la compagnie», peut-on lire. En raison de la gravité de la situation, Avenir Voyages écope d’une sanction immédiate alors que les conclusions de l’enquête ouverte pour établir les responsabilités dans l’accident ne sont pas encore rendues. La compagnie est notamment «suspendue, à titre conservatoire, pour une durée d’un mois pour violation grave de la réglementation en vigueur », selon les termes du document.
La sanction provisoire est diversement accueillie pour un accident qui a fait plus de quarante morts et de nombreux blessés graves. En effet certains Camerounais y voient une stratégie qui permettra de limiter les écarts sur les axes routiers. Bien d’autres invitent le gouvernement à mettre en œuvre des mécanismes de contrôle routiers plus accentués. Parmi eux il y a surtout ceux qui critiques les silences et l’absence d’initiatives personnelles du président Paul Biya en de pareilles situations, comme ce fut le cas dernièrement pour les drames de Ngouache, Ngarbuh, et de Kumba.

