L’attente se fait longue depuis une semaine au Mali. Le Premier ministre, Moctar Ouane prépare depuis vendredi la nouvelle équipe pour conduire la transition politique au Mali. Mais connaître les nouveaux visages de ce gouvernement semble ne pas être la préoccupation des organisations politiques et syndicales. La démission du gouvernement est appréhendée comme une stratégie visant à privilégier les intérêts de certains individus au détriment de ceux du pays, avec en filigrane le projet secret du report des échéances électorales surtout du prolongement de la période de Transition. Bien de Maliens se demandent également comment faire une transition réussie avec un Premier ministre incompétent, qui manque de vision.
L’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM) et de nombreux Maliens pensent que le bilan des neuf mois de transition au Mali se résume ne la nomination des proches des militaires et des civiles au pouvoir à des postes stratégiques. Plusieurs colonels se sont vu nommer dans les administrations dans un pays pourtant dans une insécurité criarde dans sa partie septentrionale. Alors que le nouveau gouvernement de transition 2021 sera probablement connu dans quelques heures, l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM) est déterminée pour appeler à une transition démocratique et raisonnable.
La plateforme syndicale a appelé à une grève générale de 96 heures depuis le 17 mai 2021. Une manifestation perlée qui a entraîné l’arrêt complet dans plusieurs administrations. La paralysie semble devoir continuer avec la détermination des militaires à se maintenir indirectement. Les grévistes promettent déjà que le gouvernement en préparation est illégal tout comme le seront ses actions. La Transition au Mali depuis 2020 piétine et les nouvelles divergences font craindre que l’issue vers une transition démocratique ne se fasse pas sans effusion de sang.


