L’ancien ministre qui avait enfermer un journaliste dans une cage avec des chiens dressés pour tuer, craint aujourd’hui d’être tué via des méthodes que certaines langues disent spécifiques au régime qu’il a servi.
Il semble que trois ans après sa sortie du gouvernement et deux mois après son arrestation pour une affaire de présumés détournements de plusieurs milliards, l’ancien ministre de la Défense, un temps annoncé comme un dauphin assuré de Paul Biya, lui à qui des sources difficilement vérifiables attribuent l’assassinat du journaliste Jules Koum Koum, n’a pas du tout oublié les méthodes qui font la particularité du régime tribalo-génocidaire en place au Cameroun.
Ainsi, apprend-on que cet acteur de l’histoire récente et actuelle du Cameroun écrite en lettres de sang, qui sait comment d’illustres prisonniers politiques ont été liquidés en prison avant d’être libérés pour aller « mourir de mort naturelle » dans leurs familles, aurait refusé de recevoir le vaccin contre la Covid-19. Son épouse et présumée complice qui est elle aussi incarcérée dans la même prison que lui –c’est ce que l’on appelle se marier pour le meilleur et pour le pire- aurait également refusé de recevoir le vaccin, alors que de nombreux pensionnaires du tristement célèbre pénitencier de Kondengui l’ont reçu, parfois forcés !
La raison de ce rejet, l’ancien tout-puissant ministre qui a fait arrêter bon nombre de ses anciens collègues qu’il soupçonnait lui faire de l’ombre, doute de l’efficacité du vaccin
Edgar Alain Mebe Ngo’o et son épouse Bernadette du même patronyme, ont pour ainsi dire jugé nocif les vaccins Sinopharm et AstraZeneca qu’ont pourtant accepté d’autres « prisonniers VIP », à l’instar de Iya Mohammed (ex DG de la Sodecoton et ex Président de la Fécafoot), Charles Metouck (ex DG de la Sonara), Jean William Sollo (ex DG de la Camwater), Pr Ayina (ex Secrétaire d’Etat au Mintp), Menye Victor (banquier impliqué dans l’affaire Edgar Alain Mebe Ngo’o contre Etat du Cameroun), Emmanuel Mbia Enguene (ancien Trésorier payeur général) et Augustin Marie Mboudou (ancien DAF de l’Université de Douala).
Dans la même posture de refus que Mebe Ngo’o et sa tendre moitié, Dr. Basile Atangana Kouna, l’ancien ministre de l’Eau incarceré aussi après une tentative de fuite qui l’avait conduit jusqu’au Nigeria. Il avait été un temps accusé d’avoir pour complice un certain Edgar Alain Mebe Ngo’o, dans les tripatouillages qui ont conduit il y a 15 ans à la cession de l’opérateur public du secteur de l’eau potable (ex-SNEC) la multinationale marocaine ONEP.
Voilà au moins qui savent tirer leçon de ce qui est arrivé aux autres : Lapiro de Mbanga, célèbre chanteur rebelle qui avait flirté un temps avec le régime avant de reprendre avec la musique contestataire, aurait été empoisonné en prison où il séjourna près de trois ans (2008-2011). Quelques années plus tard, le 16 mars 2014, le fringant musicien mourut tout naturellement aux Etats-Unis où il avait obtenu asile en septembre 2012.
