Cameroonvoice a appris que la dépouille du Camerounais d’origine a été retrouvée le 17 juillet 2021 à Esneux, soit six jours après sa disparition. Le 11 juillet, Maxime et sa compagne, ainsi que les quatre enfants de cette dernière, profitaient du beau temps au bord de l’Ourthe, à Sy. À un moment deux des filles de sa compagne se sont mises à l’eau, mais rapidement, elles ont rencontré des difficultés. L’une d’entre elles a pu s’en sortir sans aide, mais la seconde peinait encore à regagner le bord. Maxime s’est alors jeté à l’eau avec sa nouvelle compagne pour tenter de secourir l’autre fillette.
Il nous revient que ce n’est qu’après avoir sauvé la jeune fille de la noyade que la femme s’est rendue compte que le trentenaire n’était plus à la surface de l’eau. C’est alors que des recherches conduites par la cellule disparition de la police fédérale, aidée par un hélicoptère et la Protection civile de Crisnée ont été lancées pour retrouver Maxime Nsangou Njiké.
Au total, une quinzaine de personnes ont participé aux recherches les 11, 12 et 13 juillet derniers. Les recherches avaient malheureusement dû être stoppées suite aux intempéries qui ont ravagé tout l’est du pays les 14 et 15 juillet. Son corps a finalement été retrouvé le 17 juillet à Esneux, à une trentaine de kilomètres de l’endroit où il avait disparu.
Dans un premier temps, Maxime a été comptabilisé dans les décès liés aux inondations, mais l’identification du défunt a permis de le détacher de la liste de ces victimes. Selon les témoignages, le Camerounais ne savait pas véritablement nager ; il n’a écouté que son courage pour plonger dans cette eau qui va lui ôter la vie. Sur les réseaux sociaux, la bravoure du jeune homme fait dire à plusieurs personnes qu’il est mort en héros.
Un rassemblement de recueillement est prévu au domicile de son oncle, à Wandre, ainsi qu’à Douala, au Cameroun. Dans le même temps, une quête a été ouverte en ligne pour permettre le rapatriement de sa dépouille dans son pays natal. Une veillée funèbre aura lieu ce 24 juillet de 16h à 23h, au numéro 2 du boulevard Émile de Laveleye en la mémoire de Maxime Nsangou Njiké.





